Quoi de neuf chez Douglas Kennedy ?
27 mai 2009 par Anne Claire
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Pas simple de trouver un auteur dont on aime tous les travaux, moi j’ai de la chance, je l’ai découvert il y a quelques années déjà . Mon génie à moi, c’est Douglas Kennedy, un écrivain américain, mais pas que.
Pour avoir une idée du personnage, voici une de ses citations : « Dans mes livres, je rôde toujours autour de l’idée que chaque homme est très doué pour construire sa propre prison, le mariage étant la prison la plus commune. Le couple rongé par le sentiment confus de culpabilité est l’un de mes thèmes obsessionnels ».
Douglas Kennedy, il a le don de raconter comment des femmes qui subissent le pire réussissent à reprendre le dessous. Variante de « La roue tourne ». Trompées, virées, abusées, bafouées, ses héroïnes sont pour le moins malmenées par la vie, mais un jour, clac, c’est le déclic et les rôles s’inversent. Son sujet de prédilection est le mariage, avec tout ce qu’il entraine de mauvais …
Je dévore son dernier livre, Quitter le Monde et je me réjouis des nouveaux projets de mon génie : il écrit le scénario du nouveau film de Patrice Leconte et 3 de ses best-sellers vont être adaptés au cinéma, par des cinéastes français.
L’Homme qui voulait vivre sa vie, qui va être produit par Luc Besson et pour lequel on parle de Romain Duris (ô joie).
Le pitch : Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l’un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l’avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d’un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d’être photographe. Quand il soupçonne que la froideur de son épouse est moins liée à la dépression postnatale qu’à une aventure extraconjugale, ses doutes reviennent en force, et avec eux la douloureuse impression de s’être fourvoyé. Ses soupçons confirmés, un coup de folie meurtrier fait basculer son existence, l’amenant à endosser une nouvelle identité… De New York aux splendides paysages du Montana, une histoire d’humour et d’émotion, et un héros extraordinairement attachant, prêt à payer le prix pour vivre sa vie.
Les désarrois de Ned Allen, qui sera rebaptisé Blindé, par Luc Pagès avec Clovis Cornillac et Julien Boisselier (ô joie, bis).
Le pitch : Ned Allen est chef des ventes publicitaires pour la région Nord-Est de CompuWorld, un magazine informatique en pleine croissance. Son objectif annuel, son obsession : 29 millions de chiffre d’affaires ! A la clé, une prime de 60 000 dollars. Ned Allen vit à cent à l’heure… et à crédit dans le New York des golden boys. Brusquement, tout bascule. CompuWorld est racheté par un concurrent. Ned est licencié. Il s’en prend violemment à celui qu’il juge responsable de sa disgrâce… et se retrouve « grillé » auprès de tous les employeurs de son secteur. Comble de malchance, son couple craque et sa femme le chasse de l’appartement conjugal. A la rue, sans travail, surendetté, Ned Allen accepte la proposition d’un ancien ami devenu bras droit d’un homme d’affaires célèbre : recueillir de l’argent auprès de particuliers et d’institutions pour alimenter un fonds de placement. Mais l’affaire est totalement illégale et notre héros, pris au piège, se retrouve même soupçonné de meurtre…
Et enfin La Femme du Vème, dont l’histoire se déroule partiellement à Paris (Douglas Kennedy partage sa vie entre NY, Paris et Londres), avec Carole Scotta et Caroline Benjo à la préproduction. C’est le livre qui m’a le moins emporté …
Le pitch : Quand Harry Ricks se retrouve dans une chambre de bonne du Xème arrondissement de Paris, lui qui quelques mois auparavant était encore professeur d’université et père de famille tranquille aux Etats-Unis, il croit avoir touché le fond. Mais voici que la mystérieuse et sensuelle Margit vient bouleverser sa vie. D’où vient Margit ? Comment gagne-t-elle sa vie ? Dépourvu de réponses, il se laisse envoûter. Jusqu’à ce que d’étranges coïncidences viennent perturber son quotidien…
En lisant ses livres on se demande pourquoi les cinéastes ont mis si longtemps à s’y attaquer tant les histoires sont « filmables ».
Si vous ne connaissez pas encore Douglas Kennedy, je vous conseille de commencer avec Une Relation Dangereuse, livre qui m’a initié au Douglas et qui reste dans mon top 5 des livres qui m’ont marqué, j’y repense au moins une fois par semaine. L’histoire d’une femme, reporter, qui rencontre un autre reporter et choisit, ou subit, un retour à une vie très tranquille, rangée, qui va mal tourner.
Le Douglas, il a la bonne tête de mec qui connaît un truc en plus, qui cerne le mystère des femmes, un petit sourire en coin qui en dit long.
Si je le croise un jour, je serai bien tentée de le voler et de l’enfermer dans mon placard, de le faire écrire toute la sainte journée pour avoir tous les jours quelque chose à lire de lui …
Source : Christophe Carrière, pour L’Express (édition papier)







J’ai lu plusieurs Douglas Kennedy mais seul Cul de Sac m’a vraiment marqué et tenu en haleine. Les autres me paraissaient un peu mou.
@ Miss Brownie : c’est marrant, moi c’est pile l’inverse, Cul de Sac je n’ai pas réussi à m’y accrocher, je connaissais déjà l’auteur, peut-être que je m’attendais à autre chose …
De Douglas Kennedy je n’ai lu que « les charmes discrets de la vie conjuguale », j’avais beaucoup aimé… je connais assez mal son oeuvre mais j’ai l’impression qu’il écrit beaucoup sur l’amour, les couples, leur ressenti…
Je n’en ai lu aucun. Une copine, qui adore, m’a recommandé cul de sac, que je lirai bientôt.