Atelier Portage au Petit Bazar
14 février 2012 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
J’ai découvert que tout ce qu’on dit sur Paris, les parisiens, et les poussettes c’est bien vrai. Paris n’est pas du tout Baby Friendly, entre les poubelles au milieu des trottoirs, les voitures garées sur les passages piétons ou les parisiens qui te fusillent du regard quand tu montes dans le bus avec la poussette. Parce que c’est bien connu, quand on a un bébé on adore le faire monter dans le bus plein de microbes et de vieux qui crachent, c’est une chouette activité, et puis après tout s’il y a du monde dans le bus on pourrait au moins attendre le prochain, on a le temps puisqu’on a un bébé, non ? Quand on a un bébé on n’a jamais de rendez-vous hein …
Bref, ça n’est pas le sujet.
Même si j’ai une poussette de compét’ c’est quand même bien galère au quotidien et rares sont les restos /commerce permettant de venir accompagné du carrosse …
Donc rapidement j’ai compris qu’il me fallait un plan B, et par chance j’ai dans mon entourage 2 mamans très sympathiques qui m’ont prêté une écharpe de portage JePorteMonBébé, ainsi qu’un porte-bébé de luxe, le Manduca.
L’embarras du choix donc, mais c’était sans compter mon manque de jugeotte : on a eu beau me montrer comment nouer l’écharpe, j’ai regardé attentivement les vidéos sur le site, je n’ai jamais réussi à refaire les croisements et les nœuds toute seule.
Pour le Manduca c’est plus simple, il suffit de mettre le bébé dedans, de clipser et hop. Sauf que là encore je n’ai pas réussi : à chaque tentative ma fille finissait en pleurs, j’avais l’impression qu’elle ne supportait pas d’avoir les jambes sur mes hanches, écartées. J’en ai conclu que j’étais trop large et que le problème venait de là .
Et puis en passant un jour devant le Petit Bazar, à côté de chez moi, je me suis souvenue qu’ils proposent des cours de portage, je me suis donc inscrite.
L’atelier est animé par Anne Lavoix, qui nous a montré comment nouer l’écharpe, puis nous avons pu le refaire ensemble, étape par étape. Et vu comme ça tout devenait beaucoup plus simple. Elle nous a expliqué que quand on mettait en place l’écharpe il fallait le faire seule, et je pense que mon problème venait de là . Quand j’ai essayé on était 2 en train d’essayer de la mettre en place, chacun interprétait les consignes vidéo à sa façon, c’était voué à l’échec. La formatrice a vraiment insisté sur ce point : celui qui porte doit se débrouiller seul, chacun a sa façon de nouer / porter. Il peut demander de l’aide mais c’est lui seul qui saura si c’est bien fait ou non et comme chacun a ses petites manies il vaut mieux se débrouiller seul.
Pour le Manduca j’ai très vite compris d’où venait le problème, ça n’était pas à cause de mes larges hanches mais parce que je couvrais trop mon bébé : je la mettais en combi pilote et essayais de la mettre ensuite dans le Manduca. Ca coinçait forcément …
En fait j’ai appris qu’en portage il ne fallait pas trop couvrir les bébés : plus on met de couches entre lui et nous plus il s’éloigne, et on perd le partage de chaleur. Plus on le couvre plus il a froid donc, et plus il est difficile à porter. Un pyjama et un petit gilet suffisent, et surtout on n’oublie pas le bonnet. Je n’aime pas laisser ma fille en pyj la journée, mais j’avoue que pour le portage c’est bien plus simple, si je la mets en pantalon il remonte et elle se retrouve les mollets à l’air.
On s’habille normalement, on met le Manduca, et on met par dessus notre manteau et une couverture pour couvrir le bébé.
J’ai découvert ce we qu’il existe des sortes de capes pour couvrir le bébé, on la pose sur le bébé et on la ferme avec les pressions. Là aussi on me l’a prêtée, c’est une Vert Baudet mais je ne l’ai pas trouvée sur le site, peut-être qu’ils ne proposent plus cet article. J’en ai trouvé d’autres ici et là mais mains pratiques je trouve.
Il existe aussi des manteaux, ponchos ou capes spécialement pour le portage, mais ça ne me donne pas envie, je pense que je ne porte pas suffisamment mon bébé pour investir, et comme ça le papa peut aussi utiliser porte bébé + cape.
Autre point important : c’est apparemment normal si à l’installation les bébés pleurent, ce qui me paniquait un peu et me faisait dire qu’elle n’était pas bien. En fait au bout de 2/3 minutes elle s’habitue et se laisse bercer. Apparemment cela fait aux bébés le même effet que lorsque nous sommes dans un hamac : on se laisse bercer, sans vraiment s’endormir. On profite en fait …
Cet atelier m’a beaucoup rassuré, je suis repartie directement avec ma petite fille dans le Manduca et j’ai recommencé dès le lendemain sans problème.
Cet atelier m’a vraiment aidé et c’est très rassurant d’avoir l’avis d’une pro, d’avoir des petits conseils, des astuces, la formatrice a été vraiment rassurante aussi, on a pu lui poser toutes les questions que l’on voulait.
Nous étions 6 mamans, 6 bébés et il y avait aussi un papa, qui était un peu la star de l’atelier, j’ai un peu regretté de ne pas avoir été accompagnée.
Cet atelier est proposé à 17 Euros (25Euros pour un couple), c’est un moment convivial sans tomber dans le gnagnan, ça en vaut vraiment la peine, je regrette juste de ne pas y avoir pensé plus tôt !
Et puis Le Petit Bazar c’est une chouette boutique qui propose plein de jolies petites choses, un coin café poussettes-friendly, et un super accueil de la part de toute l’équipe.
Le site du Petit Bazar, du Manduca, et de JePorteMonBébé
Pas de congé mat’ : un bon truc pour culpabiliser …
9 février 2012 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité

Voir un bébé débarquer dans son quotidien ça n’est pas facile tous les jours, c’est plein de bouleversements, le grand chamboulement dont on nous parle tant, c’est bien vrai.
J’ai monté mon agence il y a bientôt 2 ans, à aucun moment je n’ai regretté ce choix, à tel point que je me demande si un jour je pourrais redevenir salariée si jamais je ne m’en sortais pas.
Pas de regret donc, mais avec l’arrivée de ma petite fille c’est beaucoup de culpabilité.
Je pense que toutes les jeunes mamans culpabilisent beaucoup, je m’y attendais.
Gérer sa petite entreprise ça veut dire ne pas avoir de congé maternité, parce que clairement même si depuis peu les entrepreneuse enceintes peuvent avoir des aides financières on ne peut pas s’arrêter de travailler au risque de mettre en péril l’équilibre de notre entreprise. Mes clients n’allaient pas retarder leurs lancements le temps que je mette au monde mon bébé et prenne du temps pour m’en occuper. (sans compter les âmes charitables qui en ont profité pour les contacter « Vous savez qu’elle va voir un bébé ? Elle sera moins disponible, forcément …Si vous cherchez quelqu’un … »)
La culpabilité, ça n’est pas celle de ne pas « bien faire » pour mes clients : je m’arrange, quitte à cumuler les nuits blanches et à travailler 7/7, de ce côté tout se passe bien et 2012 s’annonce très chargé. Une bonne chose !
Et puis avoir un bébé permet de relativiser beaucoup, de prendre du recul …
Ma culpabilité c’est ne pas avoir assez de temps à accorder à ma fille, et ce depuis sa naissance. C’est la voir me regarder en faisant les yeux de chat Potté quand je check mes mails sur mon iPhone en lui donnant le biberon, c’est la réveiller pour lui donner un biberon en vitesse avant de partir en rendez-vous, c’est changer de pièce quand elle gazouille un peu fort pour attirer mon attention alors que je suis au téléphone.
Je sais que les jeunes mamans en congé mat culpabilisent aussi, on essaie toutes de faire comme on peut, infliger ça en plus à ma fille ça me fait mal au cœur. Elle devrait elle aussi avoir droit d’avoir une maman qui se consacre à elle pour ses premières semaines.
Et comme toujours, les gens ne se privent pas d’en rajouter une couche, en plus d’être désagréables ils se montrent parfois blessants. Parce que chercher un mode de garde alors qu’on a un bébé d’un mois ½ c’est totalement inconscient, que le temps ça ne se rattrape pas, que les premières semaines sont cruciales pour tisser des liens. Parce que, quand même, je peux bien prendre une journée complète pour m’occuper de ma fille,
qu’il faut savoir s’organiser … Bref, que des petits remontants qui font du bien …
Je sais que je ne pourrais pas être femme au foyer, je ne suis pas faite pour ça, et si j’étais bien contente de travailler jusqu’au jour de mon accouchement c’est aussi parce que j’ai besoin de travailler, que j’aime ça et que je suis épanouie grâce à ce que je fais.
Je savais que devenir maman ça voulait dire porter une lourde charge, que c’était souvent beaucoup de doutes, de culpabilité, mais il y a des jours, des périodes pendant lesquelles c’est plus difficile. Elle dort de moins en moins la journée, elle nous sollicite, elle a envie qu’on soit avec elle, d’être dans nos bras … Comme tous les bébé. Et puis moi aussi, j’en ai besoin.
Ca me paraissait très flou avant qu’elle n’arrive, je me disais que je pourrais tout gérer, en m’organisant bien. Sauf que je n’avais pas conscience de ses besoins à elle, forcément, elle essuie les plâtres.
Alors en attendant l’âge «toléré» à partir duquel on peut faire garder son bébé, je l’ai toujours à côté de moi quand je travaille, même si elle dort, et à chaque retour de rendez-vous on se fait une petite pause calin.
Je ne suis pas une maman absente,  je crois que je suis « juste » une maman qui n’est pas assez disponible.
Alors si je peux donner un petit conseil aux salariées qui se laisseraient bien tenter par l’entrepreneuriat : faite votre bébé avant de vous lancer, ce sera mieux pour vous … et pour votre bébé.
Shopping list pour les jeunes parents
1 décembre 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
J’ai eu la chance pendant ma grossesse d’avoir autour de moi des jeunes mamans de bons conseils qui m’ont aidé à compléter ma liste de courses pour la naissance et les premières semaines de ma petite fille.
Des trucs et astuces qui simplifient la vie et qui évitent de tomber dans le piège du « Je veux le meilleur pour mon bébé, quel que soit le prix ».
Du coup je me dis que ça pourrait intéresser certain(e)s d’entre vous, voici donc quelques bon plans / THE truc à acheter …
-Â Â Â Â Â Â Sauvel Natal
Leparadis des bébés, l’enfer des parents … C’est un magasin (en fait 2, un dans le XVème un autre à la Plaine St Denis) de puériculture, ou plutôt un « discounteur en articles pour enfants » comme ils disent. On y trouve tout : poussettes, lits, parcs, biberons, vêtements, BabyCook, baignoires … et surtout, à prix plus que réduits.
Quand on a du choisir le carrosse de notre petite fille on est allé dans différents magasins et on s’est fait de belles frayeurs : la poussette à 800 Euros, certes topissime mais tellement hors budget ! On s’est dit que la Streety, de Bébé Confort était la poussette idéale vu notre situation (en ville, pas de voiture, petit appartement et pas de possibilité de laisser la poussette en dehors de chez nous).
800 Euros donc, mais malins comme nous sommes on a attendu les soldes et on est allé chez Sauvel Natal où on a pu l’avoir à 400 Euros (avec nacelle, cosy, hamac, sac à langer – une affaire Maryse !).
L’avantage de Sauvel Natal : on peut commander le produit plusieurs mois avant, payer un acompte (on avait versé 50Euros) et récupérer les produits quand bon nous semble (on l’a commandé en juin et nous l’avons récupéré mi-septembre), ça nous a évité de voir trainer la poussette chez nous pendant des mois.
Il y a toutes les marques et les équipes sont de bons conseils (si vous y allez pour une poussette je vous conseille de vous adresser au beau garçon qui est toujours en chemise-cravate au magasin du XVème… )
Un conseil, évitez d’y aller le samedi, c’est la jungle !
-      La poubelle à couches
Alors ça, c’est LE truc que je ne regrette pas d’avoir acheté, et son inventeur mérite vraiment un prix !
Le principe est simple : vous mettez la couche sale dans la poubelle, refermez le couvercle histoire de la pousser au fond du sac, tournez un coup de manivelle et la couche sale se retrouve enfermée dans un petit sachet, comme une saucisse, ne laissant passer aucune odeur. Parce qu’avoir un bébé ne veut pas forcément dire avoir un appart qui sent la couche sale et avec mon odorat de chien il était impératif de trouver une solution !
J’ai acheté la mienne chez Sauvel-Natal mais on la trouve aussi facilement en ligne. Il faut acheter des recharges spécifiques, c’est un petit budget mais je trouve vraiment que ça vaut le coup …
-      Le liniment oléo-calcaire
J’avais connu le liniment au tout début de ma grossesse, en lisant un article d’Annouchka  et je l’avais noté dans un coin de ma tête. Un produit naturel (huile d’olive, eau de chaux) pour nettoyer les fesses des bébés tout en protégeant des agressions, les fameuses fesses rouges des bébés …
Bon à savoir c’est un produit parfait pour calmer les coups de soleil et les brulures : il enlève le feu et permet de régénérer la peau. Pour moi le constat a été très clair : à l’hôpital on nous a appris à nettoyer notre bébé avec des cotons imbibés d’eau, résultat en 3 jours ma fille avait les fesses très rouges, et une fois chez nous on est passé au liniment, on l’utilise à chaque fois depuis 3 semaines et pas de fesses rouges à déclarer.
Le gros avantage de ce produit, son prix, moins de 5 Euros le flacon de 500ml en pharmacie. Alors certes ça ne sent pas la fleur d’oranger ou la violette mais pour rien au monde je ne voudrais changer !
-    Le Mémomilk
Je n’allaite pas, et à l’hôpital on me demandait de noter les doses prises par ma fille pour chaque biberon avec les heures, histoire de vérifier si elle prenait assez et si ça correspondait bien à sa prise de poids. Une fois chez nous on a utilisé le Mémomilk, un petit carnet bien fait permettant en 3 coups de crayons de noter les doses prises et d’avoir un petit suivi.
Et ça s’est révélé très pratique surtout quand on se partage la « corvée » biberon, ce petit carnet ça nous permet de savoir vers quelle heure sera le prochain biberon, parce que ça n’est pas simple d’avoir la notion du temps quand un bébé inverse la nuit et le jour et qu’on a l’impression d’être complétement largué !
Mon Mémomilk vient, une fois encore de chez Sauvel Natal mais on peut le trouver en ligne pour moins de 8Euros.
- Â Â Â Le doseur de lait en poudre
Une petite boite Philips Avent en plastique avec 3 compartiments dans lesquels on met les doses de lait pour les biberons. Tout bête mais diablement pratique pour ne pas se trimballer la grande boite de lait quand on part en vadrouille ou pour le ravitaillement en pleine nuit.
Je charge les 3 compartiments le soir en allant me coucher, avec 3 biberons d’eau et comme ça pas besoin de me lever quand la petite crie famine, et puis ça évite les dosages hasardeux quand il faut être rapide et efficace à 4h du mat’ …
Il existe d’autres systèmes pour les doses de lait, comme chez Beaba par exemple, mais je les trouve moins pratique et beaucoup plus encombrant (et pourtant Beaba fait des trucs très pratique généralement, mais là , non !) …
On trouve la boite Philips Avent en pharmacies aux alentours de 7-8 Euros.
-      L’arbre égoutte biberons
Il faut s’y faire, avoir un bébé ça veut dire voir arriver dans son appartement tout un tas d’objets plus ou moins jolis et plus ou moins encombrants…
Alors quand il a fallu que je choisisse un égoutte biberons j’ai pris le plus joli à mes yeux, celui de Béaba. Quitte à partager ma cuisine avec lui pendant quelques mois /années autant prendre un bel égoutte bibz !
J’utilise les biberons Doddies, qui se démontent en 6 pièces pour chaque lavage, ça en fait des petits bouts de plastique à sécher, avec cet arbre il y a différentes branches, donc pas de problème pour faire sécher plusieurs biberons en même temps et avec les différentes tailles de branches (petites pour les tétines, grandes pour le « corps » du biberon) chaque pièce trouve sa place.
L’arbre existe en différentes couleurs … Et là encore, c’est chez Sauvel-Natal que j’ai trouvé le mien …
Voilà pour mes petits conseils shopping, rien de révolutionnaire mais tous ces produits m’ont été conseillés par des jeunes mamans et je les trouve vraiment très utiles et pratiques, c’était donc à mon tour de les conseiller, et si des jeunes mamans passent par là et ont elles aussi des produits à conseiller, surtout, allez y !
Le souvenir de ce jour
19 novembre 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
Et voilà , après 9 mois et 5 (longs) jours de retard, les 5 jours les plus longs de ma vie, la petite Clotilde s’est enfin décidée à nous rejoindre. Enfin, elle a été bien aidée, déclenchement oblige, mais le principal est bien là  : nous la tenons enfin dans nos bras et c’est un bébé en parfaite santé qui nous comble de joie …
Ah cet article, j’ai rêvé de l’écrire pendant de longs mois …
Pas uniquement parce qu’il me tardait de rencontrer ma petite princesse, mais aussi parce que j’espérais pouvoir dire et écrire qu’un accouchement ça peut rester un moment magique, qu’on peut en garder un bon souvenir, et pour tordre le cou à toutes celles qui ne parlent que des accouchements boucherie et qui effraient les futures mamans, parce que ces derniers mois j’ai vraiment eu l’impression que la grande majorité des accouchements se passaient mal entre manque d’informations, mauvaise prise en charge de la mère, père mis de côté, actes médicaux pratiqués sans explication …
J’en ai lu et entendu des vertes et des pas mures ces derniers mois, rares étaient les mamans à parler en bons termes de leur accouchement et de ce qui en découle, et même si j’essayais de garder la tête froide en me disant que chaque accouchement, chaque femme est différente, il a fallu une bonne dose d’optimisme pour rester sereine.
Je n’ai pas eu un accouchement particulièrement facile, il y a eu quelques petites complications, on a eu très peur, mais malgré tout, c’était un moment hors du temps et les heures les plus émouvantes, les plus belles de toute ma vie sans l’ombre d’un doute et aujourd’hui, à 2 semaines de la naissance de ma fille, j’y repense avec beaucoup d’émotions et en garde un très bon souvenir que j’aimerai revivre encore et encore.
Je repense déjà avec nostalgie à mes derniers mois de grossesse, je suis toute aussi émue en repensant à mon accouchement, à ces quelques heures pendant lesquelles on ne pense qu’à une chose : être capable de mettre au monde ce petit être qui a grandit au chaud pendant 9 mois, à ce moment où on va enfin la tenir dans nos bras, et voir le premier regard qu’un jeune papa peut poser sur son bébé, le voir prendre conscience que ça y est, on passe de 2 à 3, qu’on est en train de créer notre propre petite famille.
J’ai eu la chance d’avoir une grossesse sans complication, les premiers mois ont été pénibles entre nausées et grosse fatigue, mais la fin a été super, j’étais en grande forme les derniers mois et j’ai pu rester active jusqu’au dernier moment.
J’ai été vraiment très bien suivie et je n’ai rencontré que des sages-femmes vraiment supers, très pro et très humaines, je leur faisais entière confiance et suis arrivée en salle de travail sereine et avec l’impression d’être entourée, soutenue et vraiment considérée, pas juste un dossier ou « une de plus ». Pouvoir discuter avec les équipes, qu’elles soient à mon écoute, pleines de bons conseils, ça a rendu toute cette période très humaine et je n’ai qu’une envie, retourner voir l’équipe qui m’a entourée et prendre le temps de les remercier une nouvelle fois.
Elles font vraiment un métier incroyable et ont mon entière reconnaissance à vie !
J’ai été suivie et j’ai accouché à l’Hôpital Necker, qui est spécialisé dans les grossesses à risque, où sont transférées les mamans et futures mamans ayant des complications, j’ai pu croiser des mamans séparées de leurs bébés, des bébés malades, j’ai entendu des mamans pleurer toute la nuit, des pères à la mine déconfite, tout ça fait vraiment relativiser et je suis consciente de la chance que nous avons eu, ça remet en place …
Voici donc 2 semaines que ma vie a changé, que cette petite fille occupe toutes mes pensées et fait passer les petits tracas du quotidien bien loin derrière, 2 semaines avec le sourire collé aux lèvres, 2 semaines à m’émerveiller devant la moindre petite mimique, 2 semaines d’une nouvelle vie placée sous le signe du bonheur.
Sur ce je retourne contempler ma petite merveille et préparer les biberons … le tout en faisant bien attention à mon vernis, parce que bon, maman c’est super, mais je reste une fille aussi !
Liberty trouvé chez Maman coud Papa bricoleÂ
Gens : ne vous sentez pas obligés de parler aux femmes enceintes …
26 octobre 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
Si globalement j’ai eu l’impression d’être chouchoutée, choyée pendant ces 9 mois-6jours, il y a quand même des reflexions qui m’énervent et qui ont le don de me rendre dingue en une fraction de seconde.
La fin approche, mon seuil de tolérance est quasi inexistant, je le sais, mais quand même, d’où vient cette idée folle de dire tout et n’importe quoi à une femme enceinte ?!
Morceaux choisis …
« Ouh la mais vous êtes sure qu’il n’y en a pas 2 ?! »
Ma fille prend ses aises, j’ai eu du ventre dès les 3 mois, OK, je suis la première à trouver cette excroissance hors norme, mais jamais il ne faut dire ça à une femme enceinte !
Déjà , ça n’est pas drôle. On est en 2011, ça fait bien longtemps qu’on n’a pas entendu « Oh mais attendez, poussez encore, il y en a un deuxième qui arrive ». A 1 mois ½ on peut savoir combien il y a d’embryons, si tout se passe bien une femme passe 3 ou 4 échographies pendant sa grossesse donc on ne peut pas passer à côté.
Ensuite, c’est assez vexant : toutes les femmes enceintes doivent connaître la petite appréhension de la pesée mensuelle chez la sage-femme, ce petit moment où on croise les doigts pour ne pas avoir pris trop de poids, au risque de se faire remonter les bretelles …
Et puis il n’y a pas qu’un bébé dans le ventre d’une femme enceinte, révisez le programme de 4ème sur la grossesse, vous allez (re)découvrir les mots placenta, liquide amniotique, poche des eaux, bref, un bébé n’est pas calé entre la vessie et l’estomac, il y a plein d’autre choses …
« Ah, profitez de votre grossesse pour dormir, après c’est fini ! »
Bande de salopards …
Je ne pense pas être un cas exceptionnel, mais depuis le 1er mois mes nuits ont plus ressemblé à des cauchemars qu’à de doux moments de repos … Entre le gros ventre, les envies de faire pipi, les petites angoisses et un chamboulement biologique il est très rare de dormir plus de 4 heures d’affilés. Alors quand les déjà parents parlent de faire des réserves, ça me rend folle : je galère avec mon sommeil, je galérais déjà avant d’être enceinte, pas besoin de me prédire un avenir sombre côté sommeil pour les prochaines années …
« Profitez en bien de vos beaux cheveux et de votre peau parfaite, après c’est la cata »
Pas plus tard que lundi, chez le coiffeur, ma shampouineuse me dit que j’ai vraiment de beaux cheveux, et là , les 3 autre shampouineuses y vont de leurs petits commentaires « Ah ca c’est sur, la grossesse pour ça c’est magique, mais après vous allez voir, vous allez les perdre par poignées, et votre peau va vous jouer des tours, vous n’allez plus vous reconnaître ».
Merci mesdames, j’apprécie tellement…
On ne peut pas laisser aux femmes enceintes/ jeunes mamans un peu de mystère, on est vraiment obligés de tout gâcher ? Apparemment il n’y a rien à faire pour empêcher la chute de cheveux, donc à quoi est-ce que cela peut servir de tenir ce genre de discours ?!
« Ah bon, vous ne comptez pas allaiter ?! Tiens donc ! »
Ca ne vient pas du corps médical (j’ai la chance d’être tombée sur des sage-femmes toutes plus adorables et compréhensives les unes que les autres) mais des mamans qui ont allaité, et toute sorte d’arguments accompagnent cette incrédulité
« Bon courage pour perdre vos kilos alors ! »
« Vous allez galérer alors, il va choper tous les microbes qui passent, vous verrez … »
Evidemment, j’ai rarement trouvé une oreille disposée à entendre mes arguments, alors tant qu’à faire autant jouer sur le même terrain … Le combat allaitante-biberonnante a encore de beaux jours devant lui !
« Alors tu n’as pas encore accouché ?! »
Non, et permet moi d’espérer qu’une fois que ce sera fait j’aurai quand même un peu moins de ventre. Non mais sérieusement, quand on entend ça ….
« Bon courage, tu viens d’en prendre pour 20 ans »
Venant de parents, ou pas … Là encore, on est en 2011, en France, donc contraception, avortement, tout ça on y a droit, mais ça paraît si inconcevable de faire un enfant aujourd’hui ?! Moi je l’ai voulu ce bébé, et le papa aussi, ça a mis du temps, et on est ravis, alors pourquoi est-ce qu’il faut toujours de rabats joie ?! C’est exaspérant …
« Et le papa, il va assister à l’accouchement ? Parce que quand même, ça peut faire peur hein ! hihihi»
Oui, il sera là , à côté de moi, en haut. Pas au niveau de mes jambes, il sera côté visage, hors de question qu’il aille voir ce qui se passe, qu’il soit mis à contribution, mais quand même, si je peux me sentir un minimum soutenue ça m’arrangerait.
OK ça ne va pas forcément être drôle pour lui, ça va être long, il pourrait se sentir inutile, mais après tout, il y est pour quelque chose dans cette histoire, et que c’est quand même un sacré moment qu’il ne devrait pas vivre tous les jours (en tous cas, pas avec moi !)/ C’est selon moi un truc à vivre à 2, s’il ne voulait pas y assister je ne voudrais pas avoir quelqu’un d’autre avec moi. Evidemment je me donne le droit de le faire sortir, de le pousser dehors même si je vois qu’à un moment ma dignité risque d’en prendre un sacré coup et qu’il risque de me voir dans un état pas franchement glamour, mais il est prévenu. Il sait aussi que si je l’insulte ou le frappe il ne faudra pas m’en tenir rigueur. Tout est une question de préparation ! ;-)
« Alors l’accouchement, ca te fait peur ?! »
Quand je réponds que non, ça ne me fait pas peur, que j’ai une appréhension légitime mais que j’ai confiance je vois bien que ça n’est pas la réponse qu’on attendait. Alors j’ai droit à quelques scénarios catastrophes « Tu sais ma mère, en 1960 … » « Je connais une nana qui connaît une nana … » « Il paraît que … » Bref, légendes urbaines, accouchement boucherie et autres joyeusetés me sont contées : la déchirure te privant de toute dignité pendant les 20 prochaines années, la vie sexuelle a jamais chamboulée, les descentes d’organes, bref, tout est bon pour faire angoisser.
L’envie de répondre « Moi les forceps, les ventouses, l’épisio et les déchirures j’en rêve, j’en prendrais tous les matins au petit déj si je pouvais » J’ai découvert que beaucoup de personnes en profitent pour rejeter leurs propres angoisses, pas très sympa …
Et depuis le film Un Heureux Evènement je lis et j’entends que c’est bien, qu’il faut montrer l’envers du décor, que la maternité ça n’est pas que des papillons et des petits nuages, mais pour le coup j’ai trouvé pendant ces 9 mois que le côté positif des choses passait vraiment à la trappe, heureusement j’ai quelques jeunes mamans autour de moi qui m’ont réconfortée, qui me prouvent au quotidien qu’être une jeune maman ne veut pas forcément dire renoncer à sa féminité, à son couple, que ça apporte plus de bonheur que de tracas, mais franchement, les gens, arrêtez de dire tout et n’importe quoi aux femmes enceintes !
Alors j’en profite pour remercier les jeunes mamans qui, directement ou indirectement me rassurent et me montrent une belle image de la maternité, pas forcèment des « blogs de mamans » mais des blogueuses qui me réconfortent  :  Annouchka, Zess, Rouge à lèvres & macramé, Sasa, Fran, Julianne, Amélimélo, Bao, Chris – la reine des Mum-to-Be-Parties …
Et j’en profite également pour partager une page Facebook qui me fait déjà beaucoup rire : Trucs de mère indigne, j’aime vraiment beaucoup de genre de témoignages, ça me détend à quelques jours du jour J et je chope les petites astuces !
Un heureux évènement, le film débat !
2 octobre 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
Quand j’ai entendu parler du film Un heureux Evénement, film de Rémi Bezançon (à qui l’on doit le splendide Le Premier jour du reste de ta vie), et d’après le roman d’Eliette Abécassis, j’ai tout de suite pensé qu’il fallait que j’aille le voir très vite.
Au casting : Louise Bourgoin, Pio Marmaï, Josiane Balasko, Anaïs, Thierry Frémont, Firmine Richard.
Le pitch :
« « Elle m’a poussée dans mes retranchements, m’a fait dépasser toutes mes limites, m’a confrontée à l’absolu : de l’amour, du sacrifice, de la tendresse, de l’abandon. Elle m’a disloquée, transformée. Pourquoi personne ne m’a rien dit ? Pourquoi on n’en parle pas ? »
Un heureux événement ou la vision intime d’une maternité, sincère et sans tabous. »
La bande annonce :
Alors forcément, on se dit en voyant la bande annonce que ça n’est peut-être pas le genre de film que doit aller voir une femme enceinte de 8 mois … et pourtant je me suis empressée d’y aller quand on m’a invité à l’avant-première.
Ce que j’en ai pensé : ce film m’a fait du bien.
Je ne suis pas du genre femme enceinte qui pense que tout va être rose, que des papillons vont accompagner l’accouchement, que l’arrivée d’un bébé au sein d’un couple n’apporte que du bonheur et que chacun trouve sa place naturellement.
J’ai connu, et c’est toujours d’actualité, les réveils en fanfare « et si je n’y arrive pas ? Et si son lit n’est pas prêt ? Et si j’accouche demain on fait comment ? Et si je n’arrive pas à gérer mon boulot, mon couple, le bébé ? » Bref, beaucoup d’angoisses, de doutes, et je pense que c’est très bien comme cela, je ne suis pas naïve …
Je sais, et je le vois bien autour de moi, que l’arrivée d’un bébé, la vie avec un enfant perturbe l’équilibre du couple, parce que forcément c’est un tel chamboulement que toute notre vie change / va changer.
Les chiffres font froid dans le dos : « 20 à 25 % des couples se séparent dans les premiers mois après la naissance de bébé. Et ce chiffre est en progression constante »*
Alors comment s’assurer qu’on va être plus fort que les autres, qu’on vaut mieux que ces 20 à 25% ?
Je n’ai pas la réponse, la baguette magique, alors j’essaie d’en savoir le plus possible.
Le film est très réaliste, tout n’est pas rose, tout ne coule pas de source et le déséquilibre père-mère est présent tout au long du film : des premiers mois de grossesse au quotidien avec un enfant. Si le désir d’un enfant peut être pris à la légère, si parfois il s’agit d’accident ou de surprise, pour la future maman tout devient très vite concret (désolé les papas/futurs papas mais il y a des choses que seules les femmes enceintes peuvent ressentir, ce qui ne vous met pas hors jeu mais si dès le début nous pouvons connaître les joies des nausées & co vous êtes relativement épargnés – même si je reconnais que votre soutien et votre patience sont cruciales !)
Je ne connais pas encore la vie avec un bébé, mais je suis, je crois, assez consciente de ce qui va se passer parce que j’ai cherché beaucoup de témoignages, d’informations sur cette période, que j’en parle avec les jeunes parents autour de moi, comme je l’ai fait sur la grossesse ou l’accouchement.
Après le film nous avons pu débattre avec le réalisateur et Pio Marmaï, et les échanges ont été très intéressants.
Pour les déjà mamans, le film est plutôt « positif » : il colle à la réalité (pour ma part, je ne connais « que » la grossesse, cette partie est très bien traitée dans le film).
Pour celles qui ne veulent pas d’enfant le film les conforte dans leurs opinions : l’accouchement c’est horrible, la vie de couple en prend un coup et on passe de femme à mère, c’est la mort du couple.
Je ne vois pas du tout les choses comme cela, ce film est pour moi plus une mise en garde, du genre « Voilà ce vers quoi les choses vont naturellement aller, faites bien attention » et là c’est à chacun, au couple, de se battre pour ne pas être juste un couple de parents, pour que la mère puisse garder une vie sociale, professionnelle, que les taches soient équitablement réparties, qu’aucun des 2 parents ne soit rabaissé, bref, que chacun soit préservé, garde son indépendance mais que le couple soit solidaire autour du bébé.
En discutant en « tête à tête » avec le réalisateur nous avons pu parler de la différence de perception entre les futures/jeunes mamans et les pas encore maman/celles qui ne veulent pas d’enfant. Apparemment les différentes projections ont été identiques : toutes les futures/jeunes mamans ont trouvé le film plutôt positif, rassurant, tandis que celles qui n’en veulent pas/ne sont pas encore prêtes ont été confortées dans leur opinions : trop de souffrance, trop de douleur sans y voir le côté positif.
Je pense, et cela n’engage que moi, que tout dépend du chemin que l’on a fait. Par exemple au début de ma grossesse, et même avant, l’accouchement me terrorisait, je pensais égoïstement et à froid, qu’avoir une césarienne était la meilleure chose qui puisse m’arriver.
A moins d’un mois de mon accouchement je n’ai plus du tout la même idée de l’accouchement. Je vois ça comme un passage obligé, il faut bien le sortir ce bébé, et si ça prend 10, 15 ou 24h de toutes façons il faut le faire. Evidemment, à froid entendre parler d’épisio, de forceps, de ventouse, ça ne fait pas rêver, mais pour moi l’accouchement est avant tout un acte médicale qu’il ne faut pas prendre à la légère et je suis plus du genre à faire confiane aveugle à l’équipe médicale plutôt qu’à vouloir accoucher dans l’eau/ sans péridurale/à refuser catégoriquement l’épisio/à vouloir un accouchement le plus naturel possible.
Aujourd’hui l’idée d’avoir une césarienne me fait peur, je veux réussir à donner naissance sans passer par là même si évidemment je sais qu’il y a des raisons médicales pour lesquelles on pratique la césarienne (je ne parle pas des cliniques privées qui pratiquent la césarienne de confort, cette idée me rend dingue …) et je ne veux pas que cela soit mal interprété par celles qui ont du passer par là .
Donc voilà , difficile de dire « c’est bien/c’est nul », tout dépend de l’histoire de chacun, pour moi ce film, que j’ai vu avec le futur papa, a été une bonne chose, l’occasion pour le couple de futurs jeunes parents que nous sommes de discuter de tout ce qui va nous arriver, de ce que nous allons devoir essayer de faire/ ne pas faire, l’occasion de se dire ce que nous attendons et espérons de ce grand chamboulement, ce qui nous fait peur, et quelques jours après, on profite, on a envie d’arrêter le temps pour regarder le chemin parcouru et de se dire qu’on en a de la chance d’être aussi amoureux et d’être à l’aube d’une toute nouvelle vie tous les 2 … +1 !
Alors un grand merci et bravo à Rémy Bezançon pour ce film très touchant, un film auquel je repense tous les jours, ça n’est pas rien …
(oui, j’assume la conclusion un peu cucul !)
*Dr Bernard Geberowicz, co-auteur du livre le Baby-clash
CONCOURS : 5*2 PLACES A GAGNER !
Bon, vous avez eu le courage de lire cet article-fleuve, pour vous en remercier vous pouvez gagner 5*2 places pour voir le film, dans tous les cinémas de France, n’importe quel jour et à n’importe quelle heure !
Il vous suffit de laisser un commentaire sous cet article et attention, tirage au sort mercredi : je dois donner vos adresses postales jeudi, surveillez donc bien vos BAL mercredi soir et répondez vite si vous faites partie des 5 veinards !





















