Tu me prêtes ta crème hydratante ? Juste pour essayer …
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On a toutes entendu un jour notre homme nous demander ça d’une voix innocente, pas vrai ? S’il y a bien un truc que nos copains mettent un peu de temps à assumer, c’est bien de nous piquer nos petites affaires de la salle de bains.
Ca commence un dimanche après-midi, alors qu’on est occupée à tester un nouveau masque antioxydant et qu’on est allongée tranquillou sur le canap’ à écouter le dernier Bon Iver, en attendant que les petits actifs prennent soin de notre minois.
C’est alors qu’on entend une voix rauque (dû aux excès de Mojito de la veille sûrement) nous dire « Qu’est-ce qui te prend, tu te prend pour Fantômas ? ». Vous noterez au passage l’humour recherché de l’homme dans une telle situation. Après lui avoir expliqué les bénéfices produits, celui-ci prend un air dubitatif et balance un « Mouais … J’y crois moyen mais bon, je vais essayer, ça pourra pas me faire de mal de toute façon ». En plein dans le mille coco, même que maintenant, le masque antioxydant, c’est tous les dimanche que tu t’y colles !
A la plage, alors qu’on est accro à notre huile solaire, monsieur gueule parce que « Oui, encore ton huile dégueulasse, tu peux pas acheter une crème comme tout le monde ?? C’est trop gras ça ! ». N’empêche qu’au bout de deux jours, il finit par lorgner sur notre bronzage et commence à trouver l’huile beaucoup moins grasse. Cela dit, il faut quand même lui étaler, pour lui éviter l’humiliation du bronzage zebré au retour des vacances.
Un autre soir, c’est le rituel du patch pour le nez qui est découvert, dénigré, testé puis réitéré à raison de deux fois par mois.
Au fur et à mesure, monsieur prend de plus en plus goût à tester nos dernières trouvailles beauty-esques planquées dans la salle de bains. Et c’est avec horreur que l’on découvre que la moitié de notre crème de la mer à 4500 euros le litre a servi à faire un masque. Ben oui, « j’avais une petite mine, tu comprends ».
Les mecs dans la salle de bains, le genre d’anecdotes qui sera certainement évoqué avec humour lors du spectacle JUST FOR LOVE, un évènement CANALSAT en partenariat avec Comédie+.
En savoir plus sur le spectacle JUST FOR LOVE
Un spectacle au Zénith de Paris, présidé par Arthur, entouré d’Anne Roumanoff, de Stéphane Rousseau, Max Boublil et bien plus encore, qui sera diffusé le 24 septembre sur Comédie+ à 20h45.
Être homo aujourd’hui …
19 octobre 2009 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Dossiers Spéciaux, Lifestyle, Quotidien, Socio
C’est en discutant avec une amie qui m’a fait confiance en se confiant à moi, en me racontant son quotidien, en m’expliquant ses doutes et ses peurs, que j’ai écrit cette note. Parce que même si beaucoup de choses ont évolué, ça reste encore un déchirement pour certaines personnes : celles qui n’ont pas encore fait leur « coming out » auprès de leur famille ou pour qui ça ne s’est pas bien passé …
Être homo aujourd’hui à Paris, ça n’est pas aussi simple que ce que l’on dit …
« Oh, être homo en 2009 c’est quand même plus facile qu’il y a 20 ans », « Ca n’est plus une honte, c’est même devenu une tendance, c’est à la mode d’être gay aujourd’hui », « C’est sympa les homos, je les adore, on rigole toujours avec eux ». et autres préjugés abracadabrantesques.
Parce qu’être lesbienne, même aujourd’hui, même à Paris, ça n’a rien de facile.
C’est devoir cacher à ses propres parents la vérité pendant des années. C’est mentir en s’inventant des petits mais imaginaires, ceux de passage, celui qui nous a brisé le cœur et qui fait qu’aujourd’hui, quelques années après, on est célibataire… Une bonne réponse aux questions oppressantes d’une mère qui attend désespérément d’être grand-mère, comme toutes ses amies de son âge … Avoir une fille qui a le cœur brisé c’est plus facile à assumer qu’avoir une fille lesbienne, alors on lui donne cette explication.
C’est se dire que malgré toutes les allusions, malgré tous les petits messages envoyés, il va falloir passer par l’étape de l’annonce officielle. Parce que même si on essaie de mettre la puce à l’oreille, de préparer les terrain, il y a des messages qui ne peuvent pas être reçus.
Être homo, même aujourd’hui, même a Paris, c’est devoir affronter le regard des autres sur sa différence. C’est voir dans les yeux des autres que la première chose qu’ils s’imaginent quand on leur annonce notre préférence, c’est nos parties de jambes en l’air. Comme si, lorsqu’une femme annonçait qu’elle est mariée, on l’imaginait dans le lit conjugal avec Monsieur. C’est que c’est sexy d’être lesbienne, c’est pas de l’amour en fait, c’est juste une question de coucheries, non ? Et bien non …
Être homo, c’est se surprendre à sourire à des blagues homophobes, à des moqueries, parce qu’il y a des jours, c’est y repenser le soir dans son lit ou devant le miroir et d’un coup avoir honte et se dégoûter.
Quand on est homo et que sa famille ne le sait pas, c’est avoir un mélange d’énervement et de tristesse continu, c’est se dire que quand même, ça n’est pas normal de leur cacher ce qu’il y a au fond de soi. Comment est-ce qu’on peut cacher ça à sa famille, à ses frères et sœurs ? On se dit que ça n’est pas honnête, mais si jamais on été rejetté, comment est-ce qu’on pourrait se construire ?
Être homo c’est se voir réfléchir à la meilleure façon de faire le moins de mal. On entend parler de « chercher à être heureux », de « tout faire pour trouver son bonheur ». On entend aussi « épanouissement et confiance en soi», « Être heureux envers et contre tous ». Sauf que c’est difficile de concevoir le bonheur sans avoir ses proches autour de soi. Dans le texte c’est joli, ça donne envie, mais imaginer un Noël sans ses parents, imaginer le malaise au sein de la famille après l’annonce, ça n’est pas envisageable.
C’est devoir entendre « Ca va te passer », comme un rhume qui passe au bout de quelques jours, comme un virus qui disparaît avec un peu de temps et de patience.
C’est devoir entendre les blagues de ses collègues qui n’ont pas remarqué la porte à demie fermée, c’est les entendre glousser quand on parle avec une autre collègue.
En soirée, c’est voir les mecs sourire bêtement quand on s’approche de leur copine ou s’approcher fièrement pour s’immiscer dans le truc, on sait jamais, y’a p’t’être moyen de moyenner …
Attends, on est en 2009, c’est la mode, tout ça …
C’est aussi, parfois, ne se retrouver dans aucune case. Lesbienne, oui, camionneuse, non. Lesbienne, OK, mais pas juste par mode et par provocation dans le métro devant tout le monde. Une fois encore, être lesbienne, ça n’est pas qu’une histoire de cul, c’est projeter sa vie avec quelqu’un, ce sont des sentiments …
C’est devoir rester au stade 1 d’une histoire, ne pas pouvoir présenter sa famille à sa copine parce que la famille n’est pas au courant. Alors ça fait fuir l’autre fille, normal, sans engagement, pas d’avenir.
Mais en même temps, s’il faut officialiser, faire son « coming out » auprès de sa famille, mieux vaut avoir à ses côtés une personne à qui on tient vraiment, parce que c’est quand même risquer de se prendre la claque de sa vie. C’est risquer d’entendre des mots très durs, de voir des réactions plus ou moins violentes et quand on est homo on connaît forcément des personnes pour qui l’annonce ne s’est pas faite sans violence …
Parce que bien sûr, sur le papier, dans les beaux discours, des parents aimeront toujours leurs enfants, mais si finalement décevoir ses parents c’était pire que de ne pas être aimé ?
Avoir une fille homo c’est parfois devoir faire une croix sur être grands-parents, sur le gendre bricoleur, c’est faire bifurquer le fleuve tranquille, c’est devoir assumer le regard de personnes issues de génération pour lesquelles l’homosexualité c’est encore beaucoup de tabous et de honte.
Et pour tout ça, être homo aujourd’hui, c’est difficile, et ça n’est pas parce que les stars de pacotille s’exhibe au choix avec un homme ou une femme, que ça fait rêver les foules, que chacun prône la liberté, que c’est plus facile.
Parce qu’être dans la tendance, finalement, c’est difficile, les tendances passent mais quand on fond on sait que c’est plus profond et que dans 10, 20 ou 40 ans on sera toujours homo, on se demande si à un moment on va pouvoir profiter d’une accalmie et trouver enfin un équilibre entre notre vie sentimentale et tout le reste …
Visuel : Dolce&Gabbana
Marre du célibat … la suite !
Il y a quelques mois Camille nous racontait sa vie de célibataire … et les aventures qu’elle implique.
Voici la suite de son article …

Bilan quelques semaines après le 1er volet… la jeune célib’ parisienne, que je suis, a-t-elle trouvé l’âme sœur… ?
Alors souvenons-nous… Après des tribulations webesques et une belle série de casseroles je me retrouve attirée mystérieusement par un jeune homme fort beau ma foi, mais également hyper tarabiscoté. Eh bien, tout ce que l’on peut dire également c’est qu’il m’attirait autant qu’il était lâche !
Retour sur ce triste épisode…
Des soirées entières à flirter et à jouer au chat et à la souris : épuisant mais drôle me direz-vous… oui, mais quand ça ne dure qu’un temps. Monsieur est le champion de l’essai sans transformation ! Il performe durant des soirées entières dans la « draguouille », me fait fondre, mais ne passe jamais à l’acte.
Bilan des courses une petite dizaine de rendez-vous et PAS UN SEUL bisous, ni même contact physique autre que la bonne vieille bisette de salutation, naturellement.
Pour moi c’était clair le jeu avait assez duré. J’ai donc dit stop et ai mis un terme à ce petit jeu à ma façon : en mettant les deux pieds dans le plat. « Ecoute mon grand soit tu te décides et on peut éventuellement se dire que ça sera sympa entre nous, soit on arrête là car je n’ai pas envie de m’attacher à quelqu’un pour rien. » Résultat, ce charmeur me fait son numéro de cœur d’artichaut (comme si j’étais une horrible mégère qui avait abusé de lui) et me fait comprendre que si je ne veux pas qu’il finisse en maison de repos il faudrait mieux qu’il n’ait plus jamais de nouvelles de ma part ! Eh oui ! Car figurez-vous, qu’il m’a dit ne pas être passé à l’étape suivante et/ou à l’action, parce que je lui mettais la pression ! IN-CRO-YA-BLE ! C’est la première fois de ma vie qu’un homme/mec me dit que je vais trop vite pour lui. J’en suis restée bouche bée.
Je peux vous assurer que si j’avais eu un penchant prononcé pour l’alcool j’aurais siphonné une bouteille à moi toute seule ce soir là .
Bref, après quelques journées un peu dures, durant lesquelles j’ai fait un petit travail de remise en question, j’ai laissé tomber la chasse à l’homme. Il faut néanmoins préciser que la chasseresse était nettement moins vaillante après ces péripéties.
Je suis revenu à l’essentiel : quels sont mes idéaux de vie à deux et quel type d’homme me fait craquer ?
Une fois ces deux questions posées, que fait-on ? Car pour certaines les réponses sont évidentes, tandis que pour moi c’est nettement plus compliqué (il parait que ça a un rapport avec mon signe du zodiaque).
Il m’a fallu un peu de temps et beaucoup de réflexion pour me rendre compte que j’avais déjà eu mon homme idéal entre les bras…
Vous vous souvenez de cette histoire aussi géniale que tarabiscotée ??? Cette histoire super mais impossible… Eh bien, j’ai remis le couvert.
Pourquoi ne pourrait-on pas tomber amoureuse folle de son patron, de 44 ans en pleine procédure de divorce, avec deux ados en prime sur les bras et être parfaitement heureuse ?
Alors oui l’âge, les enfants, l’ex-femme, les regards, le « qu’en dira-t-on », le changement de vie professionnelle… Tous ces obstacles qui étaient auparavant totalement insurmontables, sont devenus des formalités. Un droit de passage pour passer sa vie dans le monde des Bisounours.
« Le roudoudou » fait donc aujourd’hui partie intégrante de ma vie. Il m’aime comme personne ne m’a aimé avant, il est tendre, attentionné, très drôle, bourré de charme et en plus brillant, perspicace, un brin déjanté etc. etc. Bref, parfait pour moi !
Même si tout est compliqué autour de nous, notre couple est une évidence. Un truc hyper simple qui se résume en quelques mots : « On s’aime, on est très heureux, que demander de plus ? »
J’ai réussi à me détacher du regard des autres, et à ma grande stupéfaction tous mes potes, ma famille et ceux qui m’aiment sont ravis pour moi et heureux de me voir aussi épanouie après ces mois de galère !
Alors oui, vous me direz à juste titre, que je ne suis pas la seule à vivre une histoire quelque peu originale, et qu’il n’y a pas de quoi en faire tout un pataquès… certes, mais quand c’est vous qui rentrez dans les clichez débiles, ça fait un peu bizarre !
Le plus important, c’est je ne suis plus seule avec ma bouillotte et qu’en plus je suis bien accompagnée…  Et ça, croyez moi ça n’a pas de prix !
Et puis je dois avouer qu’avec ma mesquinerie habituelle, je me dis qu’être parfaitement heureuse et amoureuse en occupant les conversations des langues de vipères dans les diners du samedi, ça me va plutôt bien !!!
Ce qu’on ne dit pas aux Princesses
6 avril 2009 par Anne Claire
Classé dans Dossiers Spéciaux, Quotidien, Socio

On ne leur dit pas qu’elles vont devoir en embrasser des crapauds avant d’entrevoir l’ombre d’un prince.
On ne leur dit pas que parfois même, ce sont les princes qui se transforment en crapauds.
On ne leur dit pas qu’elles pourront vivre heureuse sans avoir d’enfant, ou qu’elles ne pourront pas en avoir, où qu’elles les élèveront seules à cause d’un prince fuyant.
On ne leur dit pas que le premier Prince ne sera pas l’unique, qu’il ne sera pas là quelques mois/années plus tard. Lire plus









