Blog à découvrir : Elisabeth, journal d’une séropositive

23 décembre 2010 par  
Classé dans A la Une, Lifestyle, Quotidien

secret

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un blog que j’ai découvert il y a quelques jours, j’ai vu passer un lien sur Twitter et je suis allé voir …

Résultat j’y suis restée une bonne heure, j’ai lu tous les billets, en commençant par le 1er billet publié, j’ai remonté le temps.

Ce blog c’est le blog d’Elisabeth, journal d’une séropositive.

Voici sa présentation : « J’ai appris ma séropositivité en juin 2008. Un cataclysme. L’envie de parler est venue très rapidement. J’écrivais des journées entières avant de me décider à ouvrir ce blog. L’idée est de vous raconter cette maladie effrayante dont on nous déconseille de parler, avec ces tabous, ces questionnements et toutes ces culpabilités…en espérant que vous verrez cette maladie un peu différemment, un peu moins effrayante…un tout petit peu, déjà. »

Je vous invite à y aller, attendez d’avoir une bonne heure devant vous pour pouvoir retracer l’histoire, le quotidien d’Elisabeth.

Elle a ouvert son blog 6 mois après avoir été diagnostiquée, elle y raconte son quotidien, ses hauts et ses bas. Ses envies, son quotidien, les petites phrases qui la choquent, ses espoirs, ses déceptions …
Sous ce nom d’emprunt Elisabeth explique que très peu de ses proches sont au courant, qu’une bonne partie de ses amis n’est pas au courant.

Alors forcément, on se demande en lisant son blog s’il est possible qu’on la connaisse, cette Elisabeth, et on se demande aussi si dans notre entourage il pourrait y avoir des personnes qui nous cachent leur séropositivité. On regarde les chiffres, on se dit que c’est plus que probable, et plus que de la peur, c’est de la honte qu’on peut ressentir, parce qu’en lisant les articles d’Elisabeth on se dit qu’on n’a pas toujours été irréprochable, qu’on a peut-être eu à un moment des réactions ou des mots qui pourraient être blessants. Et pourtant, dans ma génération, on est bien au courant … ce qui n’empêche …

Devant la force et la résistance de cette petite bonne femme on se demande comment on peut réagir face à cette maladie, comment on réagirait si l’un de nos proches nous disait demain qu’il est séropositif, et on se dit que si Elisabeth a choisi de la cacher c’est qu’il y a encore des tas de préjugés. En lisant ses articles on se rend compte, avec effroi, que même dans le milieu médical il y a des préjugés, alors forcément, pour le grand public, on se dit que ça ne doit pas être bien glorieux.

Elisabeth répète, régulièrement dans ses billets « J’ai le Sida … mais je ne vais pas mourir », une belle leçon de vie, qui fait évidemment relativiser sur tout un tas de chose mais qui montre aussi une autre image de la séropositivité au quotidien, une image pleine de vie.

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Les couples 2.0

16 février 2010 par  
Classé dans Dossiers Spéciaux, Lifestyle, Portraits, Socio

Etant actuellement au bout du monde, je ne peux pas publier de nouveaux articles …

Mais c’est l’occasion de ressortir les vieux articles, ceux mis en ligne avant le lancement de Caractérielles et que vous n’avez certainement pas lu …

Celui-ci a été mis en ligne le 20 avril 2009 et un petit peu actualisé …

couple-geek

A l’ère du numérique, on se poke sur Facebook, on s’envoie des cadeaux virtuels, on peut connaître les préférences sexuelles de son futur partenaire grâce à la multitude de quizz.
On se suit par blogs interposés, on se commente, on se blogrollise mutuellement.

De l’extérieur, on peut connaître le climat ambiant du couple connecté.

On assiste aux crises, on est prévenu des cris et des larmes. On s’expose à la mer, à Noël, en soirée, au lit. On partage tout.
Un projet de couple devient une cause bloguesque. Ils se servent de leurs lecteurs pour financer le prochain voyage, où on va pouvoir les suivre step by step. On dédicace un canapé, une Nespresso, un Xbox à ses fidèles lecteurs qui font grimper le prix du publi.

Le shampooing, la console, le téléphone : les sponsors sont partout.

On s’excite à coup de Pagerank, de classement, de followers …


Avoir un maximum de backlincks ou de followers sur Twitter permet de passer de mec « banal » à met « à suivre » puis à mec « à allonger ».

On est prévenu des tromperies, des coups bas, des intervenants extérieurs. On a droit aux récits des étapes importantes,  on suit les préparatifs, on vit tout comme si on traînait au milieu du salon, sur le tabouret de la cuisine, sur le coin du lit.
Si nous on fait une pause, eux, sont sans relâche.

S’il se sépare, le couple 2.0 nous met au cœur du conflit, on a droit à des révélations, l’ancien prince charmant devient sous nos yeux le connard fini, fille parfaite devient une sombre connasse,  ils passent de « moitiés assumées » à « truc sans engagement ». Ben oui, à force de nous avoir vanté leurs mérites et après avoir crié leur amour sur la toile, pas facile d’assumer le statut de largué(e) alors il faut bien essayer de retourner sa veste au plus vite !

La vengeance passe par des déclarations fracassantes sur l’ex, par le partage de photos considérées comme intimes par les « traditionnels », on voit arriver d’autres candidats, les ex partagent leurs impressions sur l’ex commun bref, tout ça fait du bruit !

Et on retombe dans l’engrenage. On assiste aux récits de la chasse, on suit en temps réel l’état d’ébrieté des chercheurs, on voit l’étendue des dégâts grâce aux photos twittées en temps réel, on assiste aux règlements de compte entre les anciens amoureux 2.0
Et de l’extérieur, ça fait sourire, nous on coupe, on fait des pauses, on prend l’air, mais de leur côté, ça continue, on peut reprendre le film en route en retraçant l’historique.

Est-ce que ces couples 2.0 auraient pu être ensemble avant l’arrivée de tous ces nouveaux outils ? Est-ce qu’ils auraient été plus heureux en ayant une relation moins exposée ? De l’extérieur, on s’en pose des questions et chaque jour il y a de nouvelles pierres portées à l’édifice !

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