#CityPlaylist #6 : et si on partait en Norway ?

9 mars 2014 par  
Classé dans A la Une, Lifestyle, Musique

Vous vous souvenez ce qu’on se disait dans notre interview de Franz Matthews de « Parlez-vous Anglais » ? « Pourquoi autant de groupes au top pour une aussi petite ville que Bergen en Norvège » ? On n’a toujours pas la réponse mais Bergen et ses 250 000 habitants nous ont cependant bien inspirés pour notre 6ème #CityPlaylist !

– Kakkmaddafakka – « Restless »

– Whitest Boy Alive – « The Golden Cage » (Fred Falke remix)

– Ralph Myerz & the Jack Herren Band – « Think Twice »

– Royksopp – « What else is there » (Thin White Duke remix)

– Erlend Oye – « La Prima Estate »

– Annie – « Heartbeat » (Alan Braxe remix)

– Casiokids – « Fot i Hose »

– Datarock – « Fa Fa Fa »

Crédit photo : http://ds-lands.com/

Rendez-vous sur Hellocoton !

Interview de Walter Sobcek : play it LOUD !

10 mai 2012 par  
Classé dans A la Une, Lifestyle, Musique

Il y a quelques temps, nous avions particulièrement accroché sur le divin morceau « Je me souviens » de Walter Sobcek.

Comme son nom ne l’indique pas, Walter Sobcek est un duo français basé à Paris, connu pour avoir produit plusieurs remixes notamment pour Chilly Gonzales, Housse de Racket ou encore Keren Ann. Le duo vient de produire un nouveau clip pour le titre « Hollywood Cries », second titre de cet EP.

Walter Sobcek, qui réussit à remixer Gotye en une ode aux sons 80’s a accepté de répondre à quelques questions pour Caractérielles :

Mais qui est donc Walter Sobcek ? Comment est né le duo ?

S : Nous sommes deux, comme Smith & Wesson ou Jacob & Delafon. Mais c’est un peu la personne aux 2 personnes Walter Sobcek. Considérez donc que nous ne sommes qu’un. Comme Scarlett Johansson qui est seule paraît-il, un drame…

F : Oui, un vrai drame !! En fait, nous avons rencontré un type lors d´une soirée complètement déglinguée sur les hauteurs de Los Angeles. Il nous a raconté sa vie faite de show business et de porn-stars dans une Californie de la fin des années 80. C´était fou, on se serait cru dans un Brett Easton Ellis. On ne l´a jamais revu, mais ca nous a donné l´idée de s´inspirer de son histoire pour créer Walter Sobcek.

Quand on vous écoute, et surtout quand on regarde vos clips, on s’imagine bien faire du roller le long de la côte californienne pendant les 80’s. Vous êtes un peu nostalgique de cette époque ?

S : Nostalgie n’est pas un mot qui fait parti de notre vocabulaire… Nos mots préférés sont amour, partage, liberté, et sauvage, on aime bien ce mot, d’ailleurs, notre premier album sera dédié à Michel  Sauvage. Comme Walter Sobcek, c’est un personnage fictif mais, si il existait, il serait dresseur de biches afghanes pour le Cirque du Soleil. Et ce serait cool.

F: On aime l´esthetique de cette époque là. Mais on n´est pas retro. On s´ancre dans un univers très actuel en travaillant avec des jeunes talents d´aujourd´hui comme Diane Sagnier ou Charlotte Le Bon…

Quelles sont vos influences musicales et culturelles ?

S : elles sont multiples, comme la vie. Perso, j’ai une passion pour la musique, donc je peux avoir des périodes, comme Picasso a eu sa période bleue. Actuellement, je suis très Punk ! Je redécouvre les Ramones, les Clash, les Cramps, je ne dis pas que j’aime tout, je dis que je suis heureux de me replonger en 77 et d’essayer de comprendre pourquoi et dans quel contexte ce mouvement a pu être aussi massif. J’écoute aussi beaucoup Hank Williams, la première rock-star du 20 ème siècle. Pete Doherty à côté c’est un bisounours. Nous devrions tous écouter Hank Williams.

F: C´est un mélange de multiples univers: le cinéma des frères Coen, de Michael Mann et de Paul Thomas Anderson. La musique de Fleetwood Mac, Tangerine Dream, Daft Punk, Steely Dan, Everything But The Girl, Phoenix….

A quand l’album de Walter Sobcek ?

S : Nous racontons une histoire, « Je me souviens », notre premier EP, évoquait la nostalgie d’une histoire d’amour perdue. Walter a souffert et se souvenait des jours heureux, avec le cœur lourd de  celui qui dit adieu à un amour de vacances dont il sait qu’il ne verra plus jamais le visage. Avec « Miami », nous avons évoqué la fuite, l’idée de la capacité à oublier un amour perdu. Pour la suite, nous sommes en pleine écriture, nous tenons à cette cohérence dans le propos. Et cela prend du temps.

Quels sont vos endroits préférés à Paris pour écouter du bon son ?

S : Chez moi. Je ne sors pas à Paris. Je n’aime pas les clubs parisiens.

Quels sont vos crush musicaux du moment ?

S : Nina Kraviz. Je l’aime et pas que physiquement. Odd Future, pour leur créativité folle. Ce sont les artistes type 2.0. ils sont ultra créatifs et se foutent du business. Sébastien Tellier, parce qu’il est à la fois génial et sympa dans la vie normale, enfin normale, façon de parler. Et je ne sais pas pourquoi mais en ce moment je n’arrête pas de bloquer sur la chanson de Neil Young « My My Hey Hey », reprise récemment par The Chromatics… peut-être parce que les paroles de cette chanson furent les derniers mots de la lettre que Kurt Cobain a laissé lors de son suicide. Joie ! et bonheur !

F: Accroc à l´album de Sébastien Tellier, sublime. Et la redécouverte des premiers albums de James Taylor, songwriter junky, qui a inventé le smooth folk.

Merci Walter 😉

 

Les liens pour suivre Walter Sobcek :

Sur Facebook

https://www.facebook.com/sobcek

Soundcloud

http://soundcloud.com/sobcek

Et sur Twitter

@waltersobcek

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

We Are Knights, preux chevaliers de l’électro froggy, débarquent sur Caractérielles (et au Nouveau Casino) !

9 mars 2012 par  
Classé dans A la Une, Culture, Lifestyle, Musique

Ⓒ Simon Betite www.simonbetite.com/

J’expliquais il y a quelques temps combien j’étais fan de l’application We Are Hunted sur Spotify , qui m’a à nouveau TRES agréablement surprise en me présentant le numéro 1 des « emerging charts » le trio parisien « We Are Knights », présent sur la dernière compilation Kitsuné Parisien II. We Are Knights ? Mais si, on en a parlé ici et ça envoie, il n’y a qu’à voir (et à mettre le son à fond) :


Le trio sera en concert au Nouveau Casino le 14 mars prochain et pour vous faire patienter jusque là, nous vous avons concocté une interview apéritive !

Rencontre avec Jean-Marc et Guilhem :

D’où vient le nom « We are Knights », êtes-vous fan des Monty Python ?

Nous ne l’avions pas envisagé sous cet angle ^^, même si j’adore les Monty Python (surtout « la vie de Brian »). 

Nous étions attirés par le code fédérateur des chevaliers réunis pour défendre une cause, mais aussi par le côté ludique rappelant les jeux de notre enfance, l’onirisme… Nous attachons beaucoup d’importance à la symboliques, et ce que ce nom véhicule retranscrit plutôt honnêtement notre vision du projet.

Quelle est l’histoire du groupe ? Est-ce que vous vous connaissiez avant ?

Guilhem et moi nous sommes rencontré lors de nos cheminements professionnels à plusieurs reprises et en diverses occasions lors de ces trois dernières années. Nous nous sommes rapproché le plus simplement du monde, de part nos affinités humaines, au delà de toutes considérations musicales. Il s’est avéré que sur ce dernier plan nous partagions beaucoup, c’est alors que nous avons commencé à écrire assez naturellement ensemble. Le premier titre qui nous est venu fût «Turn Around You » en Juin 2011.

C’était vraiment stimulant, on a instantanément partager une vision sur les morceaux. Nous avons été en phase de façon spontanée dans notre travail de composition et d’arrangement. Je crois qu’on peut parler d’osmose. Nous avons rapidement composé un répertoire et nous avons alors trouvé un nom qui embrasserait ce projet dans son entièreté. Ce qui partait d’une simple rencontre musicale s’est mué en une nécessité de composer et de jouer sur scène. Quelques mois plus tard nous avons proposé à Gaëlle de nous rejoindre. Elle a tout de suite adhéré au projet, et nous étions lancés.

Quelles sont vos influences musicales ?

Il y a beaucoup de groupes et chanteurs qui m’ont marqué plus jeune, et qui participent toujours à mon quotidien, je pense notamment à Dylan ou Sonic Youth. Belle & Sebastian a été aussi fondamental dans mon approche d’une poésie musicale, tandis que Joy Division m’a appris l’aspect cathartique que peut revêtir la musique. J’ai aussi été frappé par la technique de Thee Silver Mount Zion et l’expérience musicale si pure générée par leurs sonorités. Je pense aussi à Pavement pour l’urgence qui se dégage de leurs morceaux qui ont une forme de simplicité assumée et revendiquée. Le songwriting a toujours eu une place prépondérante dans les disques que j’écoute, à ce titre, Grandaddy, et Sparklehorse m’ont touché de par la mélancolie palpable de leurs paroles… Il est difficile de dégager d’emblée des références spécifiques… Le cinéma et la littérature font, par exemple, également partie intégrante d’un processus de restitution musicale.  Au fil du temps, on ne sait vraiment quels éléments ont été digérées…

L’introduction du titre « Tears » m’a tout de suite fait penser à celle de « Rebellion (lies) » d’Arcade Fire, est-ce que c’est quelque chose de voulu ?

La comparaison est très flatteuse, mais à vrai dire il n’y a rien de calculé à cela. On est effectivement partis d’une ligne de basse, mais il s’agit vraiment d’un concours de circonstance.

Vous avez assuré l’after show de Vivienne Westwood au Café Carmen pendant la Fashion week, votre musique accompagne des clips de Vogue … La mode semble être très présente dans votre univers artistique, y’a-t-il une raison particulière ?

C’est un peu le fruit du hasard, nous avons rencontré Chris Roman qui est réalisateur, photographe et vidéaste. Il était emballé à l’idée d’utiliser quelques un de nos titres pour illustrer son journal quotidien de la fashion week. Ses vidéos sont vraiment très belles et ses images élégantes et poétiques. C’est une chance inouïe qui nous a été offerte de
travailler avec lui. D’ailleurs, il va très prochainement se lancer dans la réalisation du clip d’un de nos morceaux.

Gaëlle travaille depuis quelques années dans le milieu de la mode. Elle a, par ailleurs, vécu quelques temps en Angleterre, où elle a rencontré Vivienne Westwood. Elles sont toutes deux très proches depuis. Le concert était organisé à l’occasion de la clôture de la
journée de défilé.

 

Ⓒ Rodrigue Huart www.rodriguehuart.com/

Quels sont vos crush musicaux du moment ?

Moss – Ornaments

Black Keys – El Camino

The Black Angels – Entrance Song

M83 – Midnight

M O N E Y : http://vimeo.com/35829532

Nous allons devoir faire un peu de parisianisme (désolée, mais 100% de l’équipe Caractérielles vit à Paris !), quels sont vos spots préférés à Paris pour écouter de la bonne musique ?

Le Point Éphémère
Le Trianon
La Flèche d’or
Le Nouveau casino
Le Pop in

Pour suivre les WAK, c’est par ici !

http://weareknights.tumblr.com/

https://www.facebook.com/weareknightsmusic

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !