Gens : ne vous sentez pas obligés de parler aux femmes enceintes …
26 octobre 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
Si globalement j’ai eu l’impression d’être chouchoutée, choyée pendant ces 9 mois-6jours, il y a quand même des reflexions qui m’énervent et qui ont le don de me rendre dingue en une fraction de seconde.
La fin approche, mon seuil de tolérance est quasi inexistant, je le sais, mais quand même, d’où vient cette idée folle de dire tout et n’importe quoi à une femme enceinte ?!
Morceaux choisis …
« Ouh la mais vous êtes sure qu’il n’y en a pas 2 ?! »
Ma fille prend ses aises, j’ai eu du ventre dès les 3 mois, OK, je suis la première à trouver cette excroissance hors norme, mais jamais il ne faut dire ça à une femme enceinte !
Déjà , ça n’est pas drôle. On est en 2011, ça fait bien longtemps qu’on n’a pas entendu « Oh mais attendez, poussez encore, il y en a un deuxième qui arrive ». A 1 mois ½ on peut savoir combien il y a d’embryons, si tout se passe bien une femme passe 3 ou 4 échographies pendant sa grossesse donc on ne peut pas passer à côté.
Ensuite, c’est assez vexant : toutes les femmes enceintes doivent connaître la petite appréhension de la pesée mensuelle chez la sage-femme, ce petit moment où on croise les doigts pour ne pas avoir pris trop de poids, au risque de se faire remonter les bretelles …
Et puis il n’y a pas qu’un bébé dans le ventre d’une femme enceinte, révisez le programme de 4ème sur la grossesse, vous allez (re)découvrir les mots placenta, liquide amniotique, poche des eaux, bref, un bébé n’est pas calé entre la vessie et l’estomac, il y a plein d’autre choses …
« Ah, profitez de votre grossesse pour dormir, après c’est fini ! »
Bande de salopards …
Je ne pense pas être un cas exceptionnel, mais depuis le 1er mois mes nuits ont plus ressemblé à des cauchemars qu’à de doux moments de repos … Entre le gros ventre, les envies de faire pipi, les petites angoisses et un chamboulement biologique il est très rare de dormir plus de 4 heures d’affilés. Alors quand les déjà parents parlent de faire des réserves, ça me rend folle : je galère avec mon sommeil, je galérais déjà avant d’être enceinte, pas besoin de me prédire un avenir sombre côté sommeil pour les prochaines années …
« Profitez en bien de vos beaux cheveux et de votre peau parfaite, après c’est la cata »
Pas plus tard que lundi, chez le coiffeur, ma shampouineuse me dit que j’ai vraiment de beaux cheveux, et là , les 3 autre shampouineuses y vont de leurs petits commentaires « Ah ca c’est sur, la grossesse pour ça c’est magique, mais après vous allez voir, vous allez les perdre par poignées, et votre peau va vous jouer des tours, vous n’allez plus vous reconnaître ».
Merci mesdames, j’apprécie tellement…
On ne peut pas laisser aux femmes enceintes/ jeunes mamans un peu de mystère, on est vraiment obligés de tout gâcher ? Apparemment il n’y a rien à faire pour empêcher la chute de cheveux, donc à quoi est-ce que cela peut servir de tenir ce genre de discours ?!
« Ah bon, vous ne comptez pas allaiter ?! Tiens donc ! »
Ca ne vient pas du corps médical (j’ai la chance d’être tombée sur des sage-femmes toutes plus adorables et compréhensives les unes que les autres) mais des mamans qui ont allaité, et toute sorte d’arguments accompagnent cette incrédulité
« Bon courage pour perdre vos kilos alors ! »
« Vous allez galérer alors, il va choper tous les microbes qui passent, vous verrez … »
Evidemment, j’ai rarement trouvé une oreille disposée à entendre mes arguments, alors tant qu’à faire autant jouer sur le même terrain … Le combat allaitante-biberonnante a encore de beaux jours devant lui !
« Alors tu n’as pas encore accouché ?! »
Non, et permet moi d’espérer qu’une fois que ce sera fait j’aurai quand même un peu moins de ventre. Non mais sérieusement, quand on entend ça ….
« Bon courage, tu viens d’en prendre pour 20 ans »
Venant de parents, ou pas … Là encore, on est en 2011, en France, donc contraception, avortement, tout ça on y a droit, mais ça paraît si inconcevable de faire un enfant aujourd’hui ?! Moi je l’ai voulu ce bébé, et le papa aussi, ça a mis du temps, et on est ravis, alors pourquoi est-ce qu’il faut toujours de rabats joie ?! C’est exaspérant …
« Et le papa, il va assister à l’accouchement ? Parce que quand même, ça peut faire peur hein ! hihihi»
Oui, il sera là , à côté de moi, en haut. Pas au niveau de mes jambes, il sera côté visage, hors de question qu’il aille voir ce qui se passe, qu’il soit mis à contribution, mais quand même, si je peux me sentir un minimum soutenue ça m’arrangerait.
OK ça ne va pas forcément être drôle pour lui, ça va être long, il pourrait se sentir inutile, mais après tout, il y est pour quelque chose dans cette histoire, et que c’est quand même un sacré moment qu’il ne devrait pas vivre tous les jours (en tous cas, pas avec moi !)/ C’est selon moi un truc à vivre à 2, s’il ne voulait pas y assister je ne voudrais pas avoir quelqu’un d’autre avec moi. Evidemment je me donne le droit de le faire sortir, de le pousser dehors même si je vois qu’à un moment ma dignité risque d’en prendre un sacré coup et qu’il risque de me voir dans un état pas franchement glamour, mais il est prévenu. Il sait aussi que si je l’insulte ou le frappe il ne faudra pas m’en tenir rigueur. Tout est une question de préparation ! ;-)
« Alors l’accouchement, ca te fait peur ?! »
Quand je réponds que non, ça ne me fait pas peur, que j’ai une appréhension légitime mais que j’ai confiance je vois bien que ça n’est pas la réponse qu’on attendait. Alors j’ai droit à quelques scénarios catastrophes « Tu sais ma mère, en 1960 … » « Je connais une nana qui connaît une nana … » « Il paraît que … » Bref, légendes urbaines, accouchement boucherie et autres joyeusetés me sont contées : la déchirure te privant de toute dignité pendant les 20 prochaines années, la vie sexuelle a jamais chamboulée, les descentes d’organes, bref, tout est bon pour faire angoisser.
L’envie de répondre « Moi les forceps, les ventouses, l’épisio et les déchirures j’en rêve, j’en prendrais tous les matins au petit déj si je pouvais » J’ai découvert que beaucoup de personnes en profitent pour rejeter leurs propres angoisses, pas très sympa …
Et depuis le film Un Heureux Evènement je lis et j’entends que c’est bien, qu’il faut montrer l’envers du décor, que la maternité ça n’est pas que des papillons et des petits nuages, mais pour le coup j’ai trouvé pendant ces 9 mois que le côté positif des choses passait vraiment à la trappe, heureusement j’ai quelques jeunes mamans autour de moi qui m’ont réconfortée, qui me prouvent au quotidien qu’être une jeune maman ne veut pas forcément dire renoncer à sa féminité, à son couple, que ça apporte plus de bonheur que de tracas, mais franchement, les gens, arrêtez de dire tout et n’importe quoi aux femmes enceintes !
Alors j’en profite pour remercier les jeunes mamans qui, directement ou indirectement me rassurent et me montrent une belle image de la maternité, pas forcèment des « blogs de mamans » mais des blogueuses qui me réconfortent  :  Annouchka, Zess, Rouge à lèvres & macramé, Sasa, Fran, Julianne, Amélimélo, Bao, Chris – la reine des Mum-to-Be-Parties …
Et j’en profite également pour partager une page Facebook qui me fait déjà beaucoup rire : Trucs de mère indigne, j’aime vraiment beaucoup de genre de témoignages, ça me détend à quelques jours du jour J et je chope les petites astuces !
Soigner les petits maux de la grossesse
15 octobre 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Grossesse, Lifestyle
8 mois 1/2, la fin est proche. Le début aussi en fait …
8mois 1/2 pendant lesquels mon corps a vécu une sacrée aventure, pas toujours facile, mais j’ai réussi pour la plupart des petits maux à trouver une solution.
J’ai été relativement épargnée : quand, en début de grossesse on se renseigne un peu sur ce qui nous attend on peut avoir très très peur : hémorroïdes, incontinence, œdèmes,  bref, beaucoup de glamour !
Et finalement, j’ai eu de la chance, peu de « symptômes » et j’ai su trouver les solutions (merci aux mamans blogueuses et twitteuses qui m’ont souvent très bien conseillé !)
La difficulté à dormir
Bon, je cumule 2 tares : celle d’avoir de grosses tendances insomniaques et celle de dormir sur le ventre depuis toujours.
Cet article en est la preuve : je l’ai écrit entre 5h et 6h du matin !
Autant dire que le sommeil est ce qui m’a le plus handicapé pendant cette grossesse …
Pour le côté pratique (trouver une position autre que sur le ventre) j’ai trouvé THE truc magique qui a changé mes nuits : le coussin d’allaitement, un gros boudin type traversin rempli de petites billes …
Offert par le futur papa à 2 mois de grossesse il a vraiment changé mes nuits. Je m’enroule autour de lui , cale ma tête sur l’extremité, passe mon ventre dessus et le cale entre mes jambes.
Une petite photo pour être plus claire :
Il me sert la nuit évidemment, mais aussi quand je traine dans le canapé, quand je m’assois, dans le train, et croyez moi si j’avais pu l’emporter à la plage cet été avec moi je l’aurai fait !
Je ne m’en suis pas séparée de toute ma grossesse, il m’a suivi en we, en vacances, et viendra avec moi à  l’hôpital, il est apparemment très conseillé en salle de travail.
Bon, il faut quand même savoir qu’à partir du 1er jour là les bras de mon cher et tendre m’ont tout de suite semblé moins confortable, pauvre homme, il attend avec impatience que je laisse tomber ce gros boudin  (j’ai du mal à envisager une séparation, même après l’accouchement, mais on évite d’en parler …).
Ensuite, pour tout ce qui est plus d’ordre psychologique que physique, tout dépend des raisons …
Dans mon cas je me suis très souvent réveillée complètement paniquée et obnubilée par des idées fixes, moi qui suis pourtant calme et sereine à la base et qui ai la chance d’avoir une grossesse normale  …
Là , il faut, une fois de plus, compter sur le dialogue, ou au moins sur la disponibilité de l’autre (enfin, au moins sur son oreille …)
Plein de petites angoisses plutôt matérielles « On n’a même pas de lit ou de poussette, on va faire comment si j’accouche maintenant ? » « OK j’ai la gigoteuse mais le nid d’ange c’est indispensable pour sortir de la maternité, comme je vais faire sans ?! » « On n’a que 3 biberons, on fait comment si l’un de nous lance une machine alors qu’elle doit prendre son bib et que les 3 sont dans le lave vaisselle ?! », bref, beaucoup de matériel qui cache bien souvent des inquiétudes un peu plus profondes.
Pour ma part, ces réveils en fanfare ont été largement réduits à partir du moment ou on a fait la chambre du bébé, et plus particulièrement à partir du moment ou on a acheté le lit.
C’est très matériel, je le reconnais, mais je pense qu’inconsciemment je me suis dit « C’est bon, elle peut arriver, on sera prêt ». Ca traduit certainement sur le plan psychologique un cheminement,  un aboutissement, en tous cas ça m’a drôlement soulagée et j’ai donc depuis moins tendance à réveiller le futur papa …
Donc voila, pour le plan physique : le coussin d’allaitement, et pour les petites angoisses du quotidien : tout préparer, à un moment entre la chambre, les biberons et la poussette on a l’impression qu’il ne manque « plus » que le bébé, et ça, ça aide beaucoup !
Les nausées
Bon, là j’ai été plus gâtée que la « normale », j’y ai eu droit pendant 4 mois 1/2. Rien de catastrophique pour quelquun de « normal » mais pour l’émétophobe que je suis c’était l’un de côtés les plus angoissants … Se réveiller en pleine nuit avec la désagréable envie de cracher ses tripes, être mal jour et nuit, ça fatigue énormement et ça joue beaucoup sur le moral.
Il y a plusieurs petites astuces pour « contrer » ces nausées ou au moins pour mieux vivre avec. Pour ma part plusieurs petits trucs : manger, boire, le froid et l’acide.
Manger très souvent, dès le réveil jusqu’au coucher, en petites quantités, les premiers mois je ne faisais même plus de vrais repas, je grignotais régulièrement, en essayant évidemment de privilégier yaourts et fruits plutôt que chips et chocolat ! Ce qui a bien marché aussi : manger des aliments acides ou boire des boissons « qui pique », type Schweppes Agrumes. Boire des boissons très froides et manger des glaces. Moi qui ne suis pas du tout glace à la base, ça a été un vrai remède les premiers mois.
L’avantage de ces nausées : j’ai perdu du poids pendant les premiers mois, j’ai donc pu compter sur un joker pour les mois suivants (oui parce qu’une fois les nausées passées, le chocolat a fait son grand retour dans mon quotidien, il fallait bien que je me rattrappe !)
Et puis après tout, c’est normal pour une femme enceinte de passer une partie de ses journées la tête dans le frigo, non ?!
Le mal de dos / mal à tous les os
J’ai découvert avec cette première grossesse l’existence d’os que je ne soupçonnais pas. On est vraiment juste un tas d’os (et de gras), et j’ai souvent eu l’impression que chacun de mes os était source de douleur. De la tête au pied, litteralement, en passant par le petit doigt … (oui, les douleurs dans les mains et les pieds qui réveillent en pleine nuit c’est « normal », c’est le canal carpien, ça doit passer après l’accouchement, pas de panique !)
Très vite j’ai adopté la position de la femme enceinte pour me soulager : cambrée à fond, les mains sur les hanches, les jambes un peu écartées, genre attention chaud devant ! Un vrai cliché … et aucune classe, mais ça soulage vraiment !
Moi qui n’avait jamais vu s’ostéo je me suis résolue à consulter quand il m’a été impossible de trouver une position confortable : assise j’avais l’impression d’avoir un pic à glace planté dans le bas du dos (saloperie de coccyx), debout j’avais l’impression de peser 2 tonnes et que mes os allaient se briser les uns après les autres.
Et là , l’ostéo a fait des miracles. Je l’ai vu à 7 mois de grossesse et regrette vraiment d’avoir autant attendu. Mais attention, il ne faut pas aller voir n’importe quel ostéo, le mien est spécialiste des femmes enceintes et m’a été recommandé, je n’ai pas pris le 1er dans les pages jaunes …
Il m’a donc soulagé pour les douleurs « osseuses », mais pas que !
Le manque de souffle
Le second effet Kiss Cool de mon ostéo magicien : la respiration !
Je ne sais absolument pas ce qu’il m’a fait, ce qui est plutôt déconcertant, mais après ma première séance j’ai eu l’impression d’avoir un troisième poumon, d’avoir plus de place à l’intérieur : plus de place pour respirer, plus de place pour le bébé, bref, je me sentais beaucoup moins compressée/comprimée, comme s’il avait agrandit quelquechose à l’intérieur. Très bizarre comme sensation, mais vraiment très bénéfique.
Les cours de préparation avec ma sage-femme ont aussi été bon pour ces problèmes de respiration : en apprenant à respirer par le ventre (tout un art !) j’ai pu vraiment apprendre à controler mon souffle et j’arrive maintenant à bien « doser ». Après un effort (le pire étant de me retourner dans le lit – oui c’est humiliant d’être essoufflée juste en cherchant à changer de côté !) je fais l’exercice de la respiration par le ventre pendant 1/2 minutes et ça va beaucoup mieux, le rythme cardiaque diminue et on a moins l’impression que tout s’emballe.
Bon, pour tout vous dire quand ma sage-femme m’a parlé de respiration abdominale la 1ère fois j’ai pris ça pour un truc de bobo-yogiste et complétement cliché de femme enceinte et j’étais plutôt sceptique …
Comme quoi, la grossesse est l’occasion de revoir ses principes !
Les trop nombreuses pause-pipi
En fin de grossesse il n’y a malheureusement pas grand chose à faire. Toutes les heures, toutes les 2 heures en journée, toute les 3 ou 4 heures la nuit, l’impression -peu glamour je vous l’accorde- d’avoir « envie de pisser des litres et des litres » …
Et finalement n’avoir que quelques gouttes de pipi, se rhabiller, vexée come un poux, humiliée, « tout ça pour ça » …
Et comme il faut boire beaucoup quand on est enceinte, il n’y a pas beaucoup de solutions …
SAUF QUE ! La encore, mon osteo-magicien a trouvé la parade. Encore une fois sans comprendre ce qu’il a fait, il m’a drôlement soulagée et a attenué la sensation que j’avais d’avoir un poids énorme sur ma vessie. A 8 mois 1/2 je retrouve cette sensation, cette pression sur ma vessie mais avec un gros bébé qui squatte c’est normal, par contre à 7 mois ça m’a vraiment fait du bien.
Et puis après tout, cette histoire de grossesse, ça commence par quelques gouttes de pipi sur un batonnet, on devrait donc se méfier et savoir que ce pipi va nous poursuivre pendant 9 mois, non ?!
Le labourage ventrale
Ah, cette douce sensation de se faire labourer le ventre, de se faire décoller les côtelettes, d’avoir un joueur de claquettes sur la vessie …
Evidemment, pas grand chose à faire en fin de grossesse, on a beau se tortiller, se tremousser, ça ne change pas grand chose, le bébé ne tarde pas à retrouver une position agréable pour lui  …
Mon remede : les mains du papa. Soit j’ai une petite fille terrible qui m’en veux (déjà ) beaucoup soit le papa a des mains magiques, mais quand il pose ses mains sur mon ventre elle a tendance à se calmer rapidement, ou au moins à être moins brusque dans ses mouvements. Le futur papa dit même qu’elle vient se blottir dans ses mains, je le soupçonne de rajouter un peu de paillettes et de pétales de roses dans sa version des choses, mais bon, je le laisse dire, tant que ça me soulage …
Ca m’agace unpetit peu ce pouvoir qu’il a, mais d’un autre côté je me dis que c’est un chouette début de relation père-fille …
(oh ça va, on peut bien finir sur une image un peu cucul hein !)
Et puis il y a les petits trucs du quotidien, l’hyper sensibilité contre laquelle je n’essaie plus de lutter, après tout ça n’a jamais tué personne de pleurer un petit peu trop souvent, et ces petites angoisses pour tout et rien c’est normal aussi à la veille de ce grand bouleversement, et forcement prendre 10 kilos en 8 mois 1/2 ça se ressent … Mais bon, si au moins un ou deux petits conseils peut soulager les futures mamans qui passeront par ici ma mission est accomplie !
L’illustration de cet article est la couverture de la BD de Mademoiselle Caroline, « Enceinte c’est pas une mince affaire », une BD que j’aime beaucoup et qui m’a rassurée sur beaucoup de points … » Ah je ne suis pas la seule alors ?! ». Je la conseille à toutes les futures mamans, et aux ami(e)s des futures mamans, c’est vraiment une chouette BD et un joli cadeau à faire !
Un heureux évènement, le film débat !
2 octobre 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
Quand j’ai entendu parler du film Un heureux Evénement, film de Rémi Bezançon (à qui l’on doit le splendide Le Premier jour du reste de ta vie), et d’après le roman d’Eliette Abécassis, j’ai tout de suite pensé qu’il fallait que j’aille le voir très vite.
Au casting : Louise Bourgoin, Pio Marmaï, Josiane Balasko, Anaïs, Thierry Frémont, Firmine Richard.
Le pitch :
« « Elle m’a poussée dans mes retranchements, m’a fait dépasser toutes mes limites, m’a confrontée à l’absolu : de l’amour, du sacrifice, de la tendresse, de l’abandon. Elle m’a disloquée, transformée. Pourquoi personne ne m’a rien dit ? Pourquoi on n’en parle pas ? »
Un heureux événement ou la vision intime d’une maternité, sincère et sans tabous. »
La bande annonce :
Alors forcément, on se dit en voyant la bande annonce que ça n’est peut-être pas le genre de film que doit aller voir une femme enceinte de 8 mois … et pourtant je me suis empressée d’y aller quand on m’a invité à l’avant-première.
Ce que j’en ai pensé : ce film m’a fait du bien.
Je ne suis pas du genre femme enceinte qui pense que tout va être rose, que des papillons vont accompagner l’accouchement, que l’arrivée d’un bébé au sein d’un couple n’apporte que du bonheur et que chacun trouve sa place naturellement.
J’ai connu, et c’est toujours d’actualité, les réveils en fanfare « et si je n’y arrive pas ? Et si son lit n’est pas prêt ? Et si j’accouche demain on fait comment ? Et si je n’arrive pas à gérer mon boulot, mon couple, le bébé ? » Bref, beaucoup d’angoisses, de doutes, et je pense que c’est très bien comme cela, je ne suis pas naïve …
Je sais, et je le vois bien autour de moi, que l’arrivée d’un bébé, la vie avec un enfant perturbe l’équilibre du couple, parce que forcément c’est un tel chamboulement que toute notre vie change / va changer.
Les chiffres font froid dans le dos : « 20 à 25 % des couples se séparent dans les premiers mois après la naissance de bébé. Et ce chiffre est en progression constante »*
Alors comment s’assurer qu’on va être plus fort que les autres, qu’on vaut mieux que ces 20 à 25% ?
Je n’ai pas la réponse, la baguette magique, alors j’essaie d’en savoir le plus possible.
Le film est très réaliste, tout n’est pas rose, tout ne coule pas de source et le déséquilibre père-mère est présent tout au long du film : des premiers mois de grossesse au quotidien avec un enfant. Si le désir d’un enfant peut être pris à la légère, si parfois il s’agit d’accident ou de surprise, pour la future maman tout devient très vite concret (désolé les papas/futurs papas mais il y a des choses que seules les femmes enceintes peuvent ressentir, ce qui ne vous met pas hors jeu mais si dès le début nous pouvons connaître les joies des nausées & co vous êtes relativement épargnés – même si je reconnais que votre soutien et votre patience sont cruciales !)
Je ne connais pas encore la vie avec un bébé, mais je suis, je crois, assez consciente de ce qui va se passer parce que j’ai cherché beaucoup de témoignages, d’informations sur cette période, que j’en parle avec les jeunes parents autour de moi, comme je l’ai fait sur la grossesse ou l’accouchement.
Après le film nous avons pu débattre avec le réalisateur et Pio Marmaï, et les échanges ont été très intéressants.
Pour les déjà mamans, le film est plutôt « positif » : il colle à la réalité (pour ma part, je ne connais « que » la grossesse, cette partie est très bien traitée dans le film).
Pour celles qui ne veulent pas d’enfant le film les conforte dans leurs opinions : l’accouchement c’est horrible, la vie de couple en prend un coup et on passe de femme à mère, c’est la mort du couple.
Je ne vois pas du tout les choses comme cela, ce film est pour moi plus une mise en garde, du genre « Voilà ce vers quoi les choses vont naturellement aller, faites bien attention » et là c’est à chacun, au couple, de se battre pour ne pas être juste un couple de parents, pour que la mère puisse garder une vie sociale, professionnelle, que les taches soient équitablement réparties, qu’aucun des 2 parents ne soit rabaissé, bref, que chacun soit préservé, garde son indépendance mais que le couple soit solidaire autour du bébé.
En discutant en « tête à tête » avec le réalisateur nous avons pu parler de la différence de perception entre les futures/jeunes mamans et les pas encore maman/celles qui ne veulent pas d’enfant. Apparemment les différentes projections ont été identiques : toutes les futures/jeunes mamans ont trouvé le film plutôt positif, rassurant, tandis que celles qui n’en veulent pas/ne sont pas encore prêtes ont été confortées dans leur opinions : trop de souffrance, trop de douleur sans y voir le côté positif.
Je pense, et cela n’engage que moi, que tout dépend du chemin que l’on a fait. Par exemple au début de ma grossesse, et même avant, l’accouchement me terrorisait, je pensais égoïstement et à froid, qu’avoir une césarienne était la meilleure chose qui puisse m’arriver.
A moins d’un mois de mon accouchement je n’ai plus du tout la même idée de l’accouchement. Je vois ça comme un passage obligé, il faut bien le sortir ce bébé, et si ça prend 10, 15 ou 24h de toutes façons il faut le faire. Evidemment, à froid entendre parler d’épisio, de forceps, de ventouse, ça ne fait pas rêver, mais pour moi l’accouchement est avant tout un acte médicale qu’il ne faut pas prendre à la légère et je suis plus du genre à faire confiane aveugle à l’équipe médicale plutôt qu’à vouloir accoucher dans l’eau/ sans péridurale/à refuser catégoriquement l’épisio/à vouloir un accouchement le plus naturel possible.
Aujourd’hui l’idée d’avoir une césarienne me fait peur, je veux réussir à donner naissance sans passer par là même si évidemment je sais qu’il y a des raisons médicales pour lesquelles on pratique la césarienne (je ne parle pas des cliniques privées qui pratiquent la césarienne de confort, cette idée me rend dingue …) et je ne veux pas que cela soit mal interprété par celles qui ont du passer par là .
Donc voilà , difficile de dire « c’est bien/c’est nul », tout dépend de l’histoire de chacun, pour moi ce film, que j’ai vu avec le futur papa, a été une bonne chose, l’occasion pour le couple de futurs jeunes parents que nous sommes de discuter de tout ce qui va nous arriver, de ce que nous allons devoir essayer de faire/ ne pas faire, l’occasion de se dire ce que nous attendons et espérons de ce grand chamboulement, ce qui nous fait peur, et quelques jours après, on profite, on a envie d’arrêter le temps pour regarder le chemin parcouru et de se dire qu’on en a de la chance d’être aussi amoureux et d’être à l’aube d’une toute nouvelle vie tous les 2 … +1 !
Alors un grand merci et bravo à Rémy Bezançon pour ce film très touchant, un film auquel je repense tous les jours, ça n’est pas rien …
(oui, j’assume la conclusion un peu cucul !)
*Dr Bernard Geberowicz, co-auteur du livre le Baby-clash
CONCOURS : 5*2 PLACES A GAGNER !
Bon, vous avez eu le courage de lire cet article-fleuve, pour vous en remercier vous pouvez gagner 5*2 places pour voir le film, dans tous les cinémas de France, n’importe quel jour et à n’importe quelle heure !
Il vous suffit de laisser un commentaire sous cet article et attention, tirage au sort mercredi : je dois donner vos adresses postales jeudi, surveillez donc bien vos BAL mercredi soir et répondez vite si vous faites partie des 5 veinards !
Oui, les femmes enceintes ont un gros ventre, mais pas que !
11 août 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
6 mois ½, autrement dit, je suis dans le 7ème mois, ou encore : plus que 2 mois ½.
Le temps s’accélère et tout devient beaucoup plus concret, il faut tout prévoir en cas de livraison anticipée, ça fait du boulot !
Et depuis quelques semaines mon ventre s’est beaucoup arrondi. Comme dit ma sage-femme il est « bien développé ».
Tellement bien qu’on pense que je suis en fin de grossesse ou qu’il y en a 2. C’est vrai que j’ai un gros ventre, mais depuis le début de ma grossesse j’essaie de faire attention, j’avais déjà des kilos à perdre avant et du coup je ne veux pas prendre trop de poids, je vais avoir suffisamment de poids à perdre après et comme le dit ma mère, avec tant de tact, « On a jamais vu un bébé faire 15 kilos à la naissance » !
Résultat à 6 mois ½ de grossesse j’ai pris 6 kilos, ma sage femme est fière de moi j’espère juste continuer sur ma lancée pour les dernières semaines.
Et pourtant, ça n’empêche pas les petites remarques cinglantes !
Petits extraits de conversation ces derniers jours …
- A la gare, en payant mon magazine Neuf Mois (notez comme je suis une bonne future maman appliquée), la vendeuse me lance « Oh la mais c’est trop tard pour vous, vous y êtes déjà dans le neuvième mois ! ». Là j’explique, très digne, que non, pas du tout, qu’il reste encore 3 mois pile poil, je me dis qu’elle va être un peu gênée alors je le dis avec le sourire… Et la, sans se démonter, elle me répond « Ah, alors il y en a 2 ! ». Pas du tout une question, c’était bien une affirmation.
J’avais le choix entre tourner les talons ou lui expliquer que ça ne fait pas toujours très plaisir ce genre de réflexion … J’ai choisi la 1ère option, il paraît qu’en ce moment je ne suis pas dans mon état normal et suis particulièrement virulente …
- Quelques jours plus tard, en achetant le pain dans mon petit village du Sud, ou je ne suis pas revenue depuis 1 mois ½, la vendeuse me dit « Ah, alors on revient pour accoucher ici ?! » Je lui explique que non, pas du tout, il me reste encore plus de 2 mois ½ … « Aouh, je pensais que c’était pour la fin du mois ! Ouh mais dis quel ventre tu as ! Bouduh ! ».
Là , rien à dire ! Deuxième couche le lendemain quand j’y vais avec ma mère, la même vendeuse, à ma mère « Oh mais comme je le disais hier, quel ventre elle a ta fille ! Bouduh, je pensais qu’elle accouchait à la fin du mois ! Remarque, moi j’ai pris 27 kilos pour ma deuxième grossesse, qué galère ! » … Là encore, difficile de trouver quelque chose à dire en restant polie …
Je le vois bien que j’ai un gros ventre, et je le sens bien aussi, ça commence à sérieusement peser, je sais que si je ne me crème ou huile pas tous les jours voir 2 fois par jour je vais craquer façon parchemin …
J’ai vécu les petites humiliations du quotidien : être coincée derrière une porte qui ne s’ouvre pas entièrement, ne pas pouvoir passer entre 2 tables au restaurant, devoir demander de l’aide pour fermer mes sandales, ne plus voir certaines parties de mon corps, se retourner façon loutre dans le lit, faire culbuto pour se hisser hors du lit le matin, admirer sa démarche de cowboy sur une vidéo, voir son nombril disparaître et voir la fameuse ligne s’esquisser, bref, plein de transformations plus ou moins amusantes !
Mais bon, après tout, c’est normal, il y a u n bébé en fabrication la dedans, et il n’y a rien à faire, ça va grossir jusqu’au dernier jour, je n’ai pas non plus pris 15 kilos en 6 mois, j’étais grosse avant, alors forcément avec un bébé en route ça n’arrange rien …
Mais malgré tout, cette période, aussi géniale soit elle (je suis dans les bons mois, j’en profite pleinement !) n’est pas facile tous les jours, voir son corps changer, se métamorphoser si vite, sentir qu’on sert d’hébergement pour une petite poupée, ça n’est pas simple … Sans parler de toutes les questions qu’on peut se poser, les doutes qu’on peut avoir …
Alors un peu de tact, ça ne ferait de mal à personne, donc si vous croisez une future maman et que son ventre vous paraît « énooorme »,  et que vraiment vous ne pouvez pas vous empêcher de le dire à la future maman, demandez vous si c’est vraiment indispensable de vous aventurer sur ce terrain là , souvenez-vous, les femmes enceintes ne peuvent pas se contrôler et vous n’êtes pas à l’abri d’un bon vieux « Et toi, tu l’as vu ton cul ?! ».
Non mais oh !
Photo géniale trouvée ici : http://offbeatmama.com/2011/06/rosie-the-riveter-maternity
Ce à quoi j’aurais voulu échapper … Ce à quoi je veux échapper !
4 juillet 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle
« 5 mois … déjà », version optimiste, « encore 4 mois », version pessimiste … Ca dépend des jours !
Il y a du bon, du moins bon, du « raz le bol » ou du « encore! », en tous cas il s’en passe des choses et s’il y a eu quelques petites déceptions ou passages difficiles il y a aussi beaucoup d’espoir et d’envies pour la suite, petit aperçu …
Ce à quoi j’aurais voulu échapper
- Les premiers mois, je ne vais pas en reparler, tout est déjà dit ici.
- Les récits d’accouchements boucherie des déjà mamans qui ont apparemment oublié que le 1er accouchement pouvait être un peu angoissant pour les futures mamans … Entendre parler de forceps, de ventouse, d’épisio, ça ne fait pas rêver … Mais je crois que beaucoup de mamans veulent se faire mousser en racontant le cauchemar auquel elles ont survécu … Et étrangement ce sont elles qui en parlent le plus ! Pourtant j’en connais des jeunes mamans pour qui tout s’est très bien passé mais ça marque moins !
- Les récits des jamais mamans qui rapportent des histoires / légendes type « elle a perdu son bébé à 8 mois ½ de grossesse », « son bébé est mort dans ses bras », « elle a fait un fausse couche à 7 mois et n’a plus jamais pu avoir d’enfant ». Et ça vient toujours des jamais mamans … On va dire qu’elles ne connaissent pas l’hyper sensibilité des femmes enceintes ou mettre ça juste sur une grosse indélicatesse … En tous cas à cause de ça j’ai bien mis mon bonheur de côté les 3 premiers mois et avec le recul je me dis que c’est vraiment du gâchis … Pas merci !
- L’enchainement de rendez-vous médicaux en voyant le petit plus apparaître sur le test de grossesse (ou, pour ma part, sur les 4, on ne sait jamais, des fois qu’il y aurait une erreur …). A savoir : rdv médecin traitant pour prise de sang, rdv gynéco, choix de la maternité à 6 semaines de grossesse – c’est à dire pile quand tu te rends compte qu’il y a quelque chose qui se passe … pas le temps de « savourer » ou d’en profiter vraiment, tout s’enchaine très vite …
- La mine enjouée de la nana de la mairie « vous êtes 2 créateurs d’entreprise ?! Ne vous faites pas d’idée, très très peu de chance d’avoir une place en crèche, vous comprenez, face à un salarié qui est obligé d’aller au bureau vous ne faites pas le poids » … Parce que c’est bien connu, quand on a monté sa boite on ne fout rien et on peut rester à la maison toute la journée …
- Me tromper sur toute la ligne … Je me voyais accoucher en été d’un petit garçon, un petit gemini, comme moi … Faille de l’instinct maternel, je vais avoir une fille en automne, une petite scorpion. Plus à l’opposé de ce que je m’étais toujours imaginé, il n’y a pas … Cette histoire d’instinct maternel commence donc très mal ! Pour la suite, je l’imagine brune aux yeux marrons avec un caractère de porc (qui ressemblera donc beaucoup à son pôpa) je ne suis donc pas à l’abri d’une blonde aux yeux bleus sage comme sa mère une image !
- Les amis qui s’éloignent, du jour au lendemain on sent qu’ils se tiennent à distance, pourtant ça n’a rien de contagieux et je suis toujours capable de parler d’autre chose que de ce que j’ai dans le ventre … Quelques déceptions c’est certain …
- Les regards tristes de certaines femmes, en un regard on sent que ce qu’elles voient quand elles me croisent n’est pas facile, parfois elles en parlent, parfois elles tournent la tête, étrange sentiment de culpabilité et d’impuissance …
Ce à quoi je veux échapper
- Couper les ponts avec les « pas encore parents » … Parmi mes amis très rares sont les jeunes parents, et pourtant mes amis sont mon équilibre, hors de question que je ne me retrouve qu’avec des parents, je veux continuer à me faire des pique nique sur les quais, voir mes copains montrer leurs fesses aux bateaux mouches, parler mecs et potins en terrasse avec mes copines, je ne veux pas me retrouver toujours au parc avec les jeunes mamans à parler d’érythème fessier et de coliques du nourrisson même si, j’en suis sure, ça va aussi ma passionner …
- Je ne veux pas m’entendre dire à des pas encore parents « tu verras, ta vie prendra un autre sens quand tu auras tes enfants ». Déjà parce que ça me rendait dingue d’entendre ça avant, et ensuite parce qu’on ne sait pas forcément qui on a en face de nous : et s’ils ne voulaient pas d’enfant ? et s’ils ne pouvaient pas en avoir ? Et puis très clairement, on passe pour des vieux cons à dire ça … Testé et approuvé !
- Je ne veux pas devenir une maman flippée de tout, j’espère que je pourrais confier ma fille à mes parents, à des amis histoire de profiter de la vie à 2, de la vie d’avant, j’espère vraiment que j’en serais capable mais je crois qu’on ne peut jamais rien prévoir, alors je croise les doigts très fort ! (et de toutes façons je crois que si je ne suis pas « volontaire » ma mère serait bien capable de débarquer à Paris et de repartir dans le Sud ma fille sous le bras !). Je veux pouvoir garder ma vie de jeune femme, de compagne sans être une mère à 100% de mon temps (laissez moi y croire au moins !) Mais bon, je sais que les premières séparations vont être terribles et que loin de ma fifille je vais certainement avoir beaucoup de mal à profiter et à ne pas angoisser … Jen suis déjà à me dire que ca va être terrible pour elle de se retrouver toute seule dans sa chambre après avoir passé des mois entiers dans mon ventre …. C’est loin d’être gagné cette histoire …
- Les kilos qui restent… Pour l’instant ça va, je suis dans la norme du 1kilo par mois (merci les nausées des premières semaines qui m’ont permis d’avoir du rab – que j’ai bien récupéré of course …) mais je vois déjà les changements (hors ventre), notamment cette couche de cellulite qui semble m’envelopper de la taille jusqu’aux chevilles me transformant en vieille pate à crêpe pleine de grumeaux … Et oui, pas toutes égales face à la grossesse !
Avant de tomber enceinte j’avais déjà des kilos à perdre, alors j’imagine le résultat après l’accouchement, catastrophique … Mais bon, j’essaie de ne pas trop y penser, je pense que j’aurai bien le temps de me morfondre et de chercher THE méthode pour retrouver un corps digne de ce nom !
- Les t-shirts à message … Je n’en vois pas l’intérêt. Quand on a un ventre ballon je ne vois pas l’intérêt de mentionner dessus « je porte la vie et c’est magique » « bébé à bord » & co. J’ai pensé, à un moment, que c’était peut-être destiné aux usagers métro/bus, genre « laissez moi la place » mais je me dit finalement que s’ils font vraiment tout pour ne pas lever la tête, ils ne risquent pas de voir le message. Donc non, je ne comprends vraiment pas le pourquoi du comment … Mais si vous avez des pistes, n’hésitez pas, cela reste pour moi un grand mystère …
- Je ne veux pas laisser tomber ma boite … Au début je ne me posais même pas la question, mais la répétition de « mais comment tu vas faire après, tu vas arrêter ? Tu vas retourner en agence ? Tu vas redevenir salariée ? Tu ne vas pas pouvoir continuer comme ça …» m’a un peu angoissé. J’ai pourtant des cas d’école à proximité, de très beaux exemples, mais le fait qu’autant de personnes me posent la question m’a fait douter …
Ce qui me plait vraiment …
- La gentillesse des gens que je croise / rencontre. Les petites attentions, les regards qui font du bien, les mots gentils, ça fait un bien fou. A une période ou le corps change tous les jours, ou on peut avoir du mal à l’apprivoiser, ou on se pose beaucoup de questions, il y a des mots, des regards qui font du bien. Sans passer pour la malade de service, juste plus de petites attentions … Alors j’en profite pleinement !
- Le fait de ne pas être salariée … Déjà parce que j’ai pu avoir un rythme décalé pendant les 4 premiers mois qui ont été vraiment difficiles … En ayant des insomnies de 4 à 9h j’en profitais pour travailler, en décalant mes journées, difficile à faire quand on doit pointer au bureau ! Je ne galère pas non plus quand je dois caler un rdv avec ma sage femme ou que je dois me faire piquer. Sans travailler moins je travaille en différé, je me rends compte de la chance que j’ai … Bon, par contre, les futures mamans, ne me jalousez pas trop vite, je ne vais pas faire de vraie coupure et pour le coup le combo « congés maternité » me fait rêver ! (oui, il y a encore beaucoup de boulot quant aux gérantes d’entreprises enceintes, un scandale même ….)
- La solidarité des futures / jeunes mamans. On en a des questions les premiers mois de grossesse, et j’iamgine que c’est pareil voir pire après, alors un petit message, un SOS, une question, sur Twitter ou sur Facebook, le coup de fil passé à une jeune maman, le café pris avec une future maman, tout ça, ça fait du bien. Ca rassure, on partage, c’est bien plus concret que dans les livres …
- Le fait d’imaginer, se projeter … Comment elle sera, est-ce qu’elle aura les grands pieds de son père et les oreilles pourries de sa mère ? L’intelligence de sa mère et la logique de son père ? Est-ce qu’elle aura des cheveux ou rien sur le caillou ? Est-ce qu’elle sera calme ou agitée du bocal ? Bref, la chasse aux paris est ouvertes … Le rapprochement avec le futur papa, on est vraiment tous les 2 dans cette histoire et pour l’instant c’est plutôt chouette, on réussit à avoir une vie normale, à parler d’autres choses, on n’a pas encore viré gaga / flippés de tout, profitons en !
- Et puis, surtout, le fait de me « sentir capable » … Oui je suis capable d’être enceinte, d’avoir un bébé pour qui tout se passe bien pour le moment, je suis capable de devenir raisonnable en ayant une vie plus équilibrée et un rythme moins intense, je suis capable de penser à quelqu’un d’autre, de penser à cette petite fille avant de penser à moi, je suis déjà capable de faire des choses pour elle et pas pour moi. Je me suis habituée à ne plus vraiment être seule, ça fait 5 mois qu’on cohabite elle et moi, ça n’est pas rien pour la grande solitaire que je suis. J’avais peur, avant, d’en avoir marre, de me lasser, pour l’instant ça va, mais je sais que les 4 prochains mois ne vont pas être de tout repos, mais là encore, je me sens capable …
Les belles illustrations de ce billet viennent de la BD Journal d’une Baleine, de Manboou que je dois acheter au plus vite tant les illustrations me plaisent ! Plus d’infos par ici
Cap des 4 mois, tout ce qui change … le bon côté des choses !
14 juin 2011 par Anne Claire
Classé dans A la Une, Lifestyle, Maternité
J’ai certainement du paraître assez négative en publiant mon article sur les 3 premiers mois … Qui ont en fait duré près de 4 mois, mais ça y est, c’est de l’histoire ancienne et j’entre dans une nouvelle ère, celle bien connue des déjà mamans, les 4-6 …
(Bon, en vrai il reste quelques points négatifs, mais je me dis qu’en ne parlant que du positif ils vont disparaitre !)
Alors je savoure le bon côté des choses en trouvant les avantages, qui étaient jusqu’ici assez difficilement perceptibles !
Des griffes et une tignasse de lionne
Ca n’est plus des ongles que j’ai, ce sont des griffes, de véritables os incassables. Pas de dédoublement, pas de casse, rien à déclarer, la belle vie !
Du côté des cheveux, c’est top aussi : super résistants, brillants, épais, et truc magique ils ne graissent pas : j’avais l’habitude de les laver tous les jours (vie à Paris + allergie au pollen) et là je pourrais tenir quelques jours sans problème.
Une peau de bébé
Ca, c’est top, une peau nickelle sans rien faire, et même en en faisant moins qu’avant, juste un soin avec protection solaire le matin et un soin hydratant le soir, pas de gommage, masque & co. Terminée l’époque de la peau sèche, des boutons, des rougeurs, de la peau qui tire. Il faut dire que, peut-être, que Claudia avait raison quand elle parlait de 8h de sommeil, 2 litres d’eau, ni cigarette ni alcool, une alimentation équilibrée … Enfin toujours est-t-il que je n’ai pas besoin de passer par la case base de teint-fond de teint-anti-cernes- blush, poudre … La juste une crème légèrement teinté et j’ai bonne mine, le rêve de toute une vie !
Il paraît que j’ai de la chance, chez certaines femmes enceintes c’est l’effet inverse avec de l’acné sévère sur tout le corps et sur le visage …
Le centre des petites attentions …
Bon, pas dans le métro, ni aux caisses des supermarchés, ni dans le bus, mais en dehors de ça je me sens drôlement chouchoutée, passée la phase « elle a juste abusé du cassoulet ou elle est en train de fignoler un bébé ? » …
On me tient la porte, on m’aide à porter mes affaires, certaines personnes, souvent des femmes il faut bien l’avouer, jouent aux justicières à la chasse à la place vide dans le wagon de métro, te permettant de bien t ‘afficher « Madaaaame, venez vous asseoir ici il y a une place vide, vous êtes enceinte vous êtes prioritaire », faisant passer tous les candidats à la place libre pour d’horribles sauvageons (ce qu’ils sont vraiment, on est bien d’accord …).
Et puis je les vois les déjà mamans me demander l’air grave « et la toxo ? » et compatir quand je réponds par la négative et me proposer plein de petites astuces pour garder une vie sociale malgré tout …
Et ces mêmes déjà -mamans incliner la tête quand elles me demandent comment se sont passés les 3 premiers mois, et les déjà -papas me demander l’air coquin si ça y est j’ai passé « le cap du 4ème mois » et terminer par un petit clin d’œil mi-salace mi-envieux … Souvenirs souvenirs apparemment ! ;-)
D’un coup beaucoup plus de personnes me parlent, que ce soit pour me pronostiquer un garçon ou une fille, pour savoir où j’en suis, si tout va bien, bref, heureusement que ça ne dure pas des années, je risquerai de me prendre pour la reine d’Angleterre !
Et évidemment, chez moi, je suis une vraie princesse choyée qui n’a pas (trop) à porter les courses, qui peut rester vautrée dans le lit/canapé pendant des heures sans passer pour une grosse feigne, qui a le droit de manger toutes les 4 heures sans risquer de passer pour une morfalle, à qui on pardonne le bruit de 4h à 8h du matin (il faut bien s’occuper pendant les insomnies – vive le replay sur la freebox !). Je peux faire ce que je veux sans chercher d’excuse !
Et puis ça y est, ça devient bien concret : un ventre qui s’arrondit, un petit gymnaste qui s’exerce au chaud comme pour me montrer ce dont il est déjà capable, c’est beaucoup plus réel que pendant les premiers mois, du coup c’est plus facile maintenant de nuancer, de relativiser, je sais que c’est pour la bonne cause .. et il était temps !
Bref, j’ai eu l’impression de passer du stade de la fille à la sale tête qui tire la tronche à celui de la petite chose fragile comme un pétale de rose … Et ma foi ça n’est pas si désagréable, mais je me fais déjà du soucis pour la suite, comment ça se passe quand le bébé débarque et nous vole la vedette ? C’est ça le baby blues ?!
L’illustration de cet article est une photo trouvée en recherchant « princesse au petit pois », l’histoire de la princesse qui ne peut pas dormir si on place rien qu’un petit pois sous son matelas, une histoire que j’adorais quand j’étais petite … Parce que je me vois mal vous coller une image de gros ventre à chaque fois …




















